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L'édito de Brochet Sandre Magazine n°128

Le n°128 de Brochet Sandre Magazine est disponible dans notre boutique en ligne et chez votre marchand de journaux. Découvrez l'édito du rédacteur en chef, Pascal Lehérissier !

Que l’on soit pêcheur chevronné, pratiquant assidu de la pêche des carnassiers depuis de longues années ou bien jeune pêcheur qui découvre depuis peu cette sublime activité, l’ouverture reste toujours quelque chose de magique qui nous provoque souvent une fébrilité inexpliquée. Pour tout vous avouer, lorsque j’étais jeune, cette fébrilité me gagnait tellement qu’il m’arrivait souvent de ne pas dormir lors de la veillée d’arme. Avec mes collègues de pêche de l’époque, nous passions une bonne partie de la nuit à alterner les parties de tarot et la vérification à de multiples reprises de nos musettes de pêche. Et si, à l’époque, l’offre de leurres était beaucoup moins importante qu’elle ne l’est aujourd’hui et s’il était beaucoup plus simple de choisir son équipement, nous scrutions malgré tout nos cuillers tournantes ou nos premiers leurres souples comme nos jeunes copines de l’époque lorgnaient leurs premiers bijoux. Avec plusieurs décennies de recul, je qualifierai cette période où tout a commencé comme les jours heureux de la pêche aux leurres. Les adeptes peu nombreux, les carnassiers souvent plus abondants, moins matraqués et plus enclins à réagir à nos leurres peut-être, rendaient ces ouvertures excitantes. Rassurez-vous, mon propos n’est pas de dire que les choses étaient mieux avant car notre matériel, les cannes et les moulinets pesaient une tonne, et tous les accessoires allaient de concert. Les bas de ligne métalliques qui vrillaient à la moindre capture, les hameçons trop fins de fer qui s’ouvraient lors de combats difficiles ou les Nylons complètement détruits après plusieurs accrochages dans les roches au fond, autant de situations familières aux pêcheurs aux leurres des temps jadis et qui nous rappellent combien aujourd’hui nous sommes des pêcheurs gâtés et même peut-être un peu trop gâtés. Il est en effet incontestable que nous avons aujourd’hui à notre disposition tout un matériel d’une qualité et d’une fiabilité incroyable. La sophistication de nos cannes, de nos moulinets, de nos embarcations et de l’électronique embarquée est aujourd’hui à un niveau inégalé qui dépasse bien souvent nos propres capacités de pêcheurs. Et c’est peut-être aussi pour cela que j’utilisais un peu plus haut le terme des jours heureux de la pêche aux leurres. Je suis parfois inquiet de la tendance à la sophistication parfois inutile de notre discipline, tout comme son côté élitiste peut parfois me déranger. Notre sport doit rester accessible techniquement et financièrement au plus grand nombre surtout si nous voulons continuer à attirer les jeunes pêcheurs. Alors pour en revenir à cette sacro-sainte ouverture, je vous la souhaite la meilleure et la plus sereine possible. Après les sales périodes que nous venons et que nous continuons de traverser, il nous faut considérer que le simple fait de retourner à la pêche, de profiter d’une nature et d’un environnement apaisants, de partager cette journée entre amis doit être considéré comme une des meilleures choses qui puissent nous arriver. Ah comme il me tarde d’entendre le croassement des grenouilles à l’aube dans mon marais préféré. Bonne ouverture à tous.

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