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Les 15 techniques de nos journalistes pour l'été

Une fois n’est pas coutume, toute la rédaction a mis la main à la pâte pour réaliser ce dossier exceptionnel et intimiste. Nos journalistes, et même notre éditeur, vous révèlent leurs techniques estivales. Des pêches simples où la joie de vivre, le partage en famille et le retour aux sources sont les maîtres mots. Des idées pour passer un bel été au bord de l’eau, douce ou salée.

Des leurres et un canoë, avec Arnaud Milliet, éditeur du magazine

La période estivale rime avec fortes chaleurs, mais aussi avec « vacances scolaires ». J’en profite pour aller tremper le fil avec mon fils de huit ans. À son âge, il veut délaisser les traditionnelles pêches au coup « de bébé » pour la traque des carnassiers au leurre, bien plus ludique. Si je lui propose en plus un peu de baignade et une nuit à la belle étoile, c’est banco ! Du coup, nous réalisons des descentes de rivières moyennes en canoë, avec bivouac à la clé. Quoi de plus amusant pour un enfant ? Une sortie pêche avec papa en mode « aventure » ! Notre objectif n’est pas de cibler des poissons trophées, mais de multiplier les captures et les espèces ciblées. Du barbeau au chevesne, en passant par la perche, le sandre, le brochet et parfois un petit silure, tous feront notre bonheur. Pour cela, et par souci d’encombrement, car un canoë gonflable n’est pas un minibus, nous nous limitons à une canne chacun. Je choisis un modèle d’une longueur de 2,10 m environ pour une puissance de 7-28 g, munie d’un moulinet en taille 2 500 et d’une tresse en 0,12 mm. Je sélectionne quelques cuillers, petits poissons-nageurs (stickbaits et poppers), des spinnerbaits et une poignée de leurres souples. Naturellement, à cette période de l’année, les temps forts restent souvent le coup du matin et du soir. Néanmoins, en pleine chaleur et sur des zones encombrées, les belles surprises sont fréquentes. La fin de journée sera toujours clôturée par un bivouac et un feu de camp. Une pêche-aventure au fil de l’eau et des souvenirs gravés à jamais !

Ça gratte dans le courant avec Aurélien Dumas-Montadre

Pêche estivale autant que familiale, la grattée est une pratique en perte de vitesse… Mais à tort ! Ludique, simple et abordable, elle permet d’attraper de nombreux goujons. Matériels et principes sont simples : une canne de 2 à 3 mètres, sans élastique, une ligne en 0,10 mm, un flotteur de 0,20 à 0,40 g, une plombée groupée, un plomb de touche à 10 cm d’un hameçon n°20 et c’est parti ! Dans l’eau jusqu’à la taille, il suffit de gratter le fond avec ses bottes ou ses vieilles baskets tout en reculant lentement. Les sédiments soulevés font office d’amorce. Les goujons nagent dans vos pieds, il suffit de pêcher juste devant vous. L’utilisation de pinkies de petite taille est idéale. Une goutte de pâte Mystic rouge sur l’hameçon est également redoutable. Trois ou quatre heures à pêcher ainsi, croyez-moi, c’est du sport ! Mais la friture obtenue sera partagée entre amis.

Bar aux leurres en kayak avec Cyril Martinez

Pour moi, été rime souvent avec vacances au bord de la mer. Je n’y passe pas toute la saison, mais les prétextes sont nombreux pour rejoindre notre pied à terre breton. J’aime profiter de l’étendue souvent calme devant la maison pour embarquer mon grand garçon en kayak et pêcher le bar aux leurres. La zone est propice à la balade. L’eau est claire, ce qui promet de belles observations. De jolis poissons la peuplent, avec de gros sujets. Posté à l’avant et portant fièrement son gilet de sauvetage, on pourrait douter de l’assiduité de mon petit moussaillon encore jeune. Mais, attentif et appliqué, il exécute les conseils prodigués et en profite pour enrichir notre belle complicité. En témoigne sa première sortie, immortalisant magnifiquement une aventure père-fils gravée à jamais et une déculottée pour moi, vécue avec une immense fierté.

A la mouche en montagne, avec Marc Delacoste

Un de mes grands plaisirs de l’été, c’est de grimper là-haut, dans les lacs de montagne. J’ai la chance de vivre dans une région qui en compte beaucoup, au point que je n’en ai pêché qu’une partie et que pas mal restent encore sur la to-do list. C’est toujours bien d’avoir des projets… J’ai aussi des lacs de cœur, au bord desquels j’aime retourner. Je monte avec de quoi pêcher à deux ou trois techniques : au leurre et parfois aussi avec des appâts et des bombettes. Ainsi paré, je peux faire face à la plupart des situations. Mais ma première option, celle que je privilégie chaque fois que c’est possible, c’est la mouche. Ce que je préfère ? Pêcher à vue ! Parcourir les berges en tentant de repérer les truites et les ombles qui naviguent sous la surface, qui longent les berges ou qui maraudent entre deux eaux. J’anticipe leur trajectoire et place une mouche sans éveiller leur méfiance. Quel plaisir de les voir monter pour la gober ! Voilà mon approche favorite pour pêcher ces eaux cristallines. Un matériel simple et léger, une canne de 9’ soie #5/6 et quelques mouches suffisent. De bonnes lunettes polarisantes et me voilà lancé dans une traque passionnante. Je privilégie souvent des « séries » dans lesquelles plusieurs lacs se succèdent, ce qui permet d’en pêcher plusieurs, souvent différents dans la journée. Le plaisir est ainsi renouvelé à chaque changement. Départ avant les premières lueurs, retour en fin d’après-midi, fourbu, grillé par le soleil, mais heureux, ô combien heureux.

Les poissons blancs au stick... tout simplement, avec Olivier Wimmer

L’été c’est l’occasion pour moi de vivre la pêche au coup de manière différente. Je pratique une technique à mi-chemin avec la pêche à rôder. Matériel minimaliste, sobriété dans l’approche, une paire de wadders et je me mets à l’eau pour essayer de prendre tout ce qui passe. Mon paquetage est réduit au maximum pour me permettre d’être prêt rapidement, mais aussi de me déplacer facilement. J’utilise une technique dans le plus pur style anglais : la pêche au stick, qui doit son nom au flotteur employé. Solide, stable et porteur, il supporte les remous comme aucun autre. Greffé sur une canne anglaise, je peux le laisser filer loin dans la coulée et manier les aguichages à ma guise d’un doigt sur la bobine du moulinet. En prime, si je viens à toucher la prise du jour, combiné avec la finesse de ma canne, je conserve toutes les chances de la mettre au sec après avoir profité d’un combat à la saveur sans nom. Pieds dans l’eau, la main qui va saisir le poisson que l’on devine dans une clarté minimum, l’instant est toujours magique ! L’amorçage consiste en des poignées d’asticots jetées à la volée en amont du courant. Une simple poche en toile portée en bandoulière, toujours et facilement accessible, me permet d’emporter une belle quantité de larves sans qu’elles ne craignent de prendre l’eau ! À l’heure où les joggers attaquent ou finissent leur journée de travail, moi j’arpente la Bruche, rivière de seconde catégorie faites de méandres, de creux et de gués. Quelques instants avant ou après le jour, c’est là que j’ai le moins de risque d’être assommé par la chaleur qui plombe nos étés. Ce que j’aime, c’est que je ne sais jamais ce qui va enfoncer mon flotteur : chevesnes, goujons, vandoises, barbillons, gardons, ablettes et parfois même une petite fario viennent me récompenser ! De quoi débuter ou finir comme il faut la journée !

Le thon au popper sur les chasses, avec Lilian Haristoy

Au petit matin des journées les plus chaudes, l’océan est idéal pour aller traquer les thons rouges sur chasse du côté du Pays basque. C’est l’une des pêches les plus addictives que je connaisse ! Des dizaines, voire des centaines, de thons entre 15 et 40 kg s’agitent en surface formant une barre d’écume blanche au loin. La main sur la manette des gaz du bateau et c’est parti à fond pour approcher ce spectacle au plus près. L’arrivée doit être discrète afin de lancer un popper dans ce bouillonnement de vie. La pêche en surface de ce poisson est vraiment passionnante, les attaques sont spectaculaires et le combat titanesque. La montée d’adrénaline est assurée ! J’adore amener mon neveu ou des amis à bord. Ils découvrent cette pêche, mais avant tout ce spectacle de la nature que nous avons la chance de pouvoir admirer tous les étés. L’ambiance sur le bateau est toujours euphorique à la vue d’une chasse ! Même si le poisson n’est pas pendu au bout de la ligne, le moment est vraiment très excitant. Des instants à partager avec des proches pour passer une journée de pêche exceptionnelle avec la joie de vivre. l’essentiel de la pêche est là !

Le black-bass avec une grenouille dans le marais, avec Eric Deboutrois

L’été, je sors en float tube faire quelques infidélités aux carpes. Mon leurre préféré est la grenouille, l’un des rares qui sélectionne les gros bass. Certes, les touches sont plus rares, il y a des ratés, les poissons sont plus enclins à se décrocher, mais le jeu en vaut la chandelle. Dès qu’il a gobé votre leurre, le bass fonce pleine eau et arrive sous vos palmes, il y a du mou dans la ligne et vous voyez votre grenouille et votre bass s’envoler dans une magnifique chandelle ! Optez pour un moulinet à grand ratio (8,5/1), serrez le frein au maximum et treuillez aussi vite que possible pour empêcher les sauts, canne pointée vers le bas, scion dans l’eau. La maniabilité du float tube est ici un réel avantage, car d’un coup de palme on peut engager un tango endiablé avec ce poisson vert ou parfois avec un brochet. Pour le reste du matériel, ne finassez pas, canne de puissance H et une tresse en corps de ligne. La grosse pointe en fluorocarbone sera raccordée avec un nœud FG. De toute façon, lorsqu’ils montent sur une grenouille qui semble leur échapper, les prédateurs ne font jamais semblant. Dernier conseil, réservez plutôt cette technique aux golden hours, tôt le matin ou tard le soir au soleil rasant, et aux postes qui s’y prêtent, sinon votre pêche risque de se résumer à une visite du marais pour votre « gueurnaille » et à une épicondylite pour vous.

A la mouche sur la plage, avec Franck Ripault

La saison estivale a toujours été, à mes yeux, la période privilégiée pour pêcher le bar à la mouche. Le poisson est au meilleur de sa forme et peut se pêcher pour ainsi dire partout, y compris dans les profondeurs les plus insignifiantes. Il faut donc reconnaître que les conditions sont idéales pour tenter de le prendre à la mouche de la manière la plus sportive qui soit. Canne de 9 pieds, moulinet garni d’une soie de 6 ou 7, boîte comprenant des imitations de crevettes, crabes et petits poissons argentés, mon matériel est souvent réduit à sa plus simple expression. Durant l’été, le meilleur moment est le lever du jour. Il n’y a pas un bruit pour troubler le silence de la fin de nuit, pas de vent thermique pour contrarier le lancer. La technique se résume à des posés discrets en lisière d’algues dans l’espoir de sentir la soie subitement se tendre. L’eau est fraîche, la lumière encore timide, mais qu’importe, tous mes sens sont aux aguets pour percevoir le départ soudain d’un poisson surpris par ma présence ou le claquement sec d’une nageoire en bordure d’une table ostréicole. Au rythme de mes pas qui sont les plus légers possible, je prospecte les postes que je vois peu à peu sortir de la pénombre à mesure que la lumière du jour offre ses nuances chaudes. Le poisson gagne souvent la partie, mais je reviens de ces moments de rare communion avec la certitude d’avoir appris encore davantage sur cette espèce emblématique.

A l'ultra-léger dans les ruisseaux boisés, avec Thierry Bruand

En plaine, la pêche de la truite en journée devient vraiment compliquée en juillet/août avec des eaux souvent basses et réchauffées. Le ruisseau boisé, avec sa voûte naturelle de végétation qui garantit une certaine fraîcheur à toute heure, même dans la fournaise estivale, est alors l’une de mes options préférées. Délaissé par les moucheurs et les pêcheurs au toc en dérive naturelle qui ne peuvent s’exprimer, il est en revanche praticable au lancer, en spinning, à condition d’utiliser une canne courte, de 1,20 m à 1,80 m, très maniable. Je peux pêcher bien sûr avec des microleurres : tournante, mini poisson-nageur ou petite créature, mais je préfère souvent prospecter au naturel avec une teigne ou un ver et un montage ultra-simple constitué de 1 à 3 plombs très proches de l’hameçon. Cette technique limite les décrochages, nombreux dans ce type de milieu. Certes, la taille des poissons n’est pas très élevée en moyenne, mais les surprises avec des truites de plus de 30/35 cm ne sont pas rares et la capturabilité souvent excellente. Un dernier conseil : même s’il est tentant à cette époque de pratiquer en short, des cuissardes ou au moins un pantalon sont conseillés pour protéger vos jambes des ronces et orties.

Le mulet au feeder, avec Vincent Hurtes

Pour l’Aveyronnais que je suis, se rapprocher du littoral lors de mes vacances d’été, c’est aussi se rapprocher des mulets. Un poisson atypique qui ne ressemble à aucun autre : les yeux volumineux et exorbités, la bouche plate et charnue, la dorsale épineuse. C’est aussi un farouche combattant, qu’il est toujours plaisant de tenir au bout de la ligne. Un poisson de sport qui rivalise avec la carpe ou le barbeau pour sa défense. Bien que le mulet ne soit pas un poisson de fond, la pêche au feeder permet de faire de belles bourriches. La technique est bien adaptée à son habitat de prédilection : rivières et fleuves côtiers. Il est curieux et sensible à l’agitation que produit le feeder en tombant à l’eau. La pêche doit être dynamique et les lancers réguliers pour maintenir son attention et l’inciter à se rapprocher du coup amorcé. Je remplis mes feeders avec une très grande proportion d’asticots bien remuants. L’agitation de ces larves sur le fond réveille son instinct de prédateur et l’incite à se jeter sur l’hameçon. Le bas de ligne peut être court : 50 à 60 cm. Sur une base « feeder collant », on peut ajouter du pain blanc dans son amorce ; un ingrédient toujours apprécié des poissons marins. La clé de la réussite reste le dynamisme de la pêche et une cadence de lancer élevée. Une approche extrêmement physique et intense, et en même temps terriblement plaisante !

Le chevesne à la mûre, avec Julien Mathien

Quand les mûres arrivent à maturité au cœur de l’été, je fais toujours quelques balades en famille au bord de l’eau, à pied ou en kayak, car les ronces y sont légion. Tandis que les enfants s’occupent de la cueillette qui servira à confectionner quelques gâteaux, je longe les berges, les yeux rivés sur l’eau, avec une canne légère en main, une paire de lunettes polarisantes sur le nez et une boîte contenant une poignée de mûres à la recherche de quelques chevesnes rôdant sous la surface. Dès que je repère un joli poisson, j’approche le plus discrètement possible pour ne pas être repéré puis j’esche simplement une mûre sur un hameçon simple fin de fer, de type drop shot, relié à mon bas de ligne fin en fluorocarbone en 0,20 mm. Je m’applique et réalise un lancer sous la canne pour déposer le fruit fragile en douceur sans qu’il se décroche de l’hameçon. Il doit idéalement atterrir à un mètre du chevesne pour l’attirer sans l’effrayer. La mûre coule alors lentement et il n’y a plus qu’à attendre que le chevesne, friand de cet appât et particulièrement glouton, ne la gobe. Ça marche à tous les coups !

Chevesne au tenkara, avec Aurélien Dumas-Montadre

Le tenkara, technique de pêche employant une imitation d’insecte artificielle, est apparu aux alentours du IXe siècle au Japon. C’est la représentation d’une philosophie : simplicité, équilibre et élégance. Il s’agit d’une pratique qui s’est développée en parallèle de ce que nous connaissons en France sous le nom de pêche à la volante ou à la barre (ni le Japon, ni la France n’ont le monopole de la créativité !). Dans ce cas, pourquoi s’éloigner de nos racines, me direz-vous ? Car depuis le IXe siècle, du matériel de haute technicité a été développé en tenkara ! Les cannes, généralement longues de 3,6 à 4,4 mètres, accusent bien moins de 100 grammes sur la balance, la Nissin Zerosum de 3,60 mètres ne pèse que 65 grammes ! Assorties de légères lignes en soie tressée, que vous pouvez un peu graisser pour améliorer leur flottabilité, et d’une pointe en Nylon en 0,12 d’un mètre environ, vous serez parfaitement équipé. Ce matériel est léger, peu encombrant et redoutablement efficace. À l’origine, il s’agissait d’une pêche de subsistance. C’est la technique idéale pour les randonnées en famille où le transport de matériel de pêche n’est pas chose aisée… Pour le lancer, rien de plus simple, la longueur de la canne aide grandement. Si la rivière est bien dégagée, envoyez la ligne le plus en haut possible en direction du ciel et non derrière vous. Une fois la canne en l’air, un coup de poignet vers l’avant vous permettra de projeter la ligne, qui ne devra pas toucher l’eau. Seules la mouche et une petite partie de la pointe viendront alors glisser à la surface. Aucun risque de dragage dans ces conditions ! En fin de journée d’été, les poissons blancs sont très actifs, n’hésitant pas à gober le tout-venant. Le chevesne, plutôt méfiant de nature, est la cible privilégiée dans ces conditions estivales. Imaginez un poisson de 30 centimètres piqué sur une canne souple de 65 grammes… Les sensations sont garanties !

Rockfishing en famille, avec Julien Mathien

En été, je pars toujours en famille passer quelques jours en bord de mer et je n’oublie jamais mon matériel rockfishing. Cette pêche réserve toujours de belles surprises et se pratique aussi bien seul qu’avec les enfants, tant elle est ludique et simple à mettre en pratique. Il suffit de repérer des zones rocheuses ou des structures humaines, comme les digues et les ports, et de s’y rendre avec un ensemble ultra-light de deux mètres ou moins et possédant une puissance comprise entre 1 et 8 g. Vous aurez également besoin de fluorocarbone en 0,20 mm, de quelques microtêtes plombées pesant 1 à 5 g et des microleurres souples de type vers, créatures ou écrevisses, que vous laisserez tomber dans les cavités rocheuses pour débusquer les poissons qui s’y cachent. J’ai une vraie préférence pour les vers de mer Power Isome de la marque Marukyu, qui sont chargés d’enzymes et redoutables d’efficacité. Il n’est pas rare de capturer plus d’une dizaine d’espèces différentes en seulement quelques heures, un challenge que les enfants adorent relever et qui leur permet de découvrir la faune marine tout en s’amusant. Ces petits poissons de roche sont tous plus colorés et étranges les uns que les autres. Parmi les plus courants, vous tomberez forcément sur des gobies à grosse tête, mais vous croiserez aussi des blennies, girelles, vieilles, sars, serrans, rascasses et même quelques poissons plats ou céphalopodes. Attention, certaines de ces espèces comportent des nageoires piquantes.

La truite à la grande canne, avec Thierry Sauvin

L’été, j’aime taquiner la truite en toute simplicité. J’utilise une canne au coup télescopique assez rigide d’une longueur de 5 m, une ligne en un seul tenant en 0,14 mm d’une longueur de 3 m sur laquelle est fixée une mouche artificielle, le plus souvent un palmer bien graissé. Grâce aux fibres de hackle de coq enroulées sur la hampe, le palmer glisse parfaitement dans les milieux les plus encombrés. L’usage d’une canne de 5 m me permet d’être largement en retrait du bord de l’eau et ainsi de gagner en discrétion. Pincée à 60 cm de la mouche, une petite cendrée n°6 a pour unique fonction de tendre la ligne... L’objectif est de déposer la mouche sur le poste et de la faire dériver le plus naturellement possible tout contre la berge, là où se tiennent souvent les belles truites. Souvent, la mouche n’est pas visible. Alors j’ouvre bien mes oreilles... je ferre au son du gobage ! Lors du combat, il convient de raccourcir la canne de telle manière qu’elle corresponde à la longueur de la ligne. La difficulté est d’éviter que l’ombre de la canne empiète sur la surface de l’eau. C’est la raison pour laquelle les coups du matin et du soir sont les plus productifs. Une technique qui demande une bonne lecture de l’eau et une grande attention !

Une friture en famille, avec Lilian Fautrelle

J’ai beau être un « siluriste », je reste avant tout un pêcheur simple, heureux à l’idée de capturer à la ligne toutes espèces de poissons. Le mois d’août est celui des parties de pêche estivales en famille, où les plaisirs simples s’additionnent pour composer de petits bonheurs. Profiter d’une aurore sur un petit étang de campagne, humer les odeurs d’une ancienne boîte à pêche, mettre des bouchons qui furent les miens et ceux de mon père avant moi entre les mains de mes enfants… Au détour d’une petite friture de gardons et d’ablettes prise aux pinkies, je ravive la curiosité et la concentration des petits et grands avec un ver trouvé dans le compost, déposé en plombée ou au feeder. La promesse de nouvelles rencontres…

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Magazine n°938 - Juillet 2023

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