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Aspe : 10 bons conseils pour lancer loin

Plus que pour tout autre carnassier, les pêcheurs qui cherchent l’aspe ont souvent besoin de gagner en distance pour atteindre des spots très éloignés, plus prometteurs parce que moins pêchés, et parce que ces poissons, de plus en plus sollicités, tendent depuis quelques années à se tenir sur des postes moins exposés.

1 La bonne canne

À qualité équivalente, une canne plus longue lance plus loin. Plus le bras de levier est long, plus la puissance transférée au leurre est importante. Il ne faut pas tomber non plus dans l’excès : n’oublions pas qu’une canne plus longue est plus lourde, moins maniable, moins confortable et nécessite plus d’efforts. On perd alors en efficacité pour animer des leurres destinés à l’aspe, surtout après quelques heures de pêche. Une canne de 2,10m est un minimum pour les pêcheurs du bord, le bon compromis allant en fait de 2,30 à 2,40m. Préférez aussi un talon assez long (40cm), pour bénéficier d’un bon bras de levier et une action plutôt fast, avec un premier tiers de la canne qui travaille.

2 La qualité des anneaux

C’est inévitable : la friction de la tresse ou du nylon dans les anneaux ralentit le leurre. Les modèles de la marque japonaise Fuji équipent aujourd’hui les meilleures cannes. En alconite et en SIC, des matériaux haut de gamme, ils offrent une glisse parfaite. Certaines marques très bonnes également développent leur propre technologie (les célèbres AGS, chez Daiwa, par exemple). Ces anneaux en carbone sont plus légers, moins épais, mais plus fragiles et plus chers, le prix de la canne s’en ressent. En montant soi-même sa canne, on peut jouer avec le nombre d’anneaux et leur écartement pour gagner encore quelques mètres.

3 Sortir le bas de ligne

Avant de lancer, veillez à sortir une longueur de bannière suffisante pour bien transmettre toute l’énergie au leurre. Il faut trouver le bon compromis, entre 60cm et 1m. Le nœud de raccord entre la tresse et le bas de ligne doit être le plus soigné possible pour limiter sa prise au vent. Et surtout, il doit se trouver hors des anneaux pour ne pas freiner et risquer la casse sur un lancer appuyé.

4 Le geste parfait

Pour obtenir un lancer appuyé, le geste s’effectue par-dessus l’épaule, comme en surfcasting, pas sur le côté. Le corps doit être perpendiculaire à la berge, pieds ancrés dans le sol, avec des appuis solides. Le regard doit fixer l’horizon, le point d’impact potentiel. On ouvre le pick-up du moulinet et on bloque la sortie du fil, index sur la lèvre de la bobine. On fait passer la canne derrière l’épaule, très légèrement inclinée vers le sol. Les mains sont espacées, la gauche tirant au talon (pour un pêcheur qui est droitier), la droite poussant près du moulinet. Il faut donner de l’amplitude à ce mouvement et «charger » la canne, qui va restituer toute cette énergie au leurre. À 45° devant soi, on bloque le geste, au moment même où l’index libère la ligne du moulinet.

5 Jouer avec les éléments naturels

Vent dans le dos, le leurre, porté, pourra atteindre des distances records. Par temps venteux, attendre quelques secondes une bonne bourrasque peut être judicieux. Au contraire, un vent de face ou de côté va freiner la course du leurre. Mieux vaut alors changer de rive… ou attendre la fin de journée, quand les vents se calment généralement. Une berge un peu en hauteur permet aussi de gagner quelques mètres, même si la mise à l’épuisette peut se révéler un peu plus sportive. On peut jouer enfin avec le courant, ce que savent très bien faire les pêcheurs de truite aux leurres. Un leurre peut ainsi être abandonné au courant et véhiculé sur plusieurs mètres vers l’aval, pick-up ouvert. On parvient ainsi à gagner en toute discrétion des zones inaccessibles.

6 Gagner encore quelques mètres

Si les conditions d’une bonne sécurité sont réunies bien sûr, il ne faut pas craindre d’avancer un peu dans l’eau en wading. Ça élimine déjà tout problème de végétation rivulaire gênante (herbiers, arbres). Mais attention à certains bancs de sable très dangereux, comme sur la Loire par exemple, haut lieu de la pêche de l’aspe, aux trous invisibles dans des eaux teintées, aux fonds glissants, etc. Utiliser une petite embarcation légère, un float-tube ou un kayak, peut permettre d’atteindre une île, un banc de sable, un haut-fond et de prospecter de cette manière des zones inatteignables depuis la berge

7 Des leurres adaptés

Beaucoup de marques ont développé des leurres équipés d’un système de transfert de masse : au moment du coup de fouet du lancer, un lest (masselotte) se déplace instantanément de la tête à la queue du leurre, donnant une impulsion supplémentaire. Les leurres ainsi équipés se lancent généralement bien mieux ! Évidemment, tout modèle dense et aérodynamique fend mieux l’air qu’un leurre équipé d’une bavette, d’une palette, ou qu’un leurre souple. Les casting jigs sont les rois de la distance et ont l’avantage de pêcher toutes les couches d’eau. Quelques références de leurres qui se lancent loin : Debu Nyoro (Jackson), Slider Sinking (Salmo), Asturie (Xorus), Ancho LM (Caperlan), Horny Herring (Savage Gear), EBS Jigging Spoon (Livingston Lures), D-Coax (Smith).

8 Une tresse glissante

Privilégiez une tresse ronde, plus glissante, en 8 ou 12 brins plutôt que 4 brins. Il ne faut pas lésiner sur la qualité. Plus la ligne est fine, moins il y aura de frottements dans les anneaux et de prise au vent. Pour le diamètre, tout dépend aussi de la taille des poissons visés. Un diamètre de 10 à 14/100 est une bonne fourchette pour mener les combats en sécurité et gagner en distance. Une tresse qui a quelques heures de lancers derrière elle est plus performante qu’une neuve car elle sera moins rigide et moins chargée en couleur un élément qui peut freiner le passage dans les anneaux.

9 Un moulinet de qualité

Utilisez un moulinet spinning, en taille 2000 à 4000 pour lancer vraiment loin. Une bobine large permet à la tresse de s’en extirper plus facilement. Ce moulinet ne doit pas être trop lourd pour ne pas déséquilibrer la canne. Les fabricants les plus en pointe ont développé des technologies –ABSII (Daiwa), Long Stroke Spool (Shimano)– qui améliorent l’échappement des spires. En général, le design de la lèvre de cette bobine est dessiné à dessein pour diminuer le plus possible le frottement du fil. Un point essentiel est d’ailleurs de remplir correctement ses bobines, à la base de la lèvre.

10 Lester ses leurres

Pour lancer vraiment loin, le poids du leurre doit se situer dans la fourchette haute de la puissance de la canne : entre 20 et 28g, par exemple, pour une canne MH (medium heavy) qui affiche une plage de 7-28g. En les bricolant, on peut aussi faire gagner à ses leurres durs entre 10 et 15% de leur poids, pas plus pour ne pas entraver la nage. On peut par exemple entourer la tige du ou des hameçons avec du fil de plomb comme celui qu’utilisent les monteurs de nymphes. On peut aussi coller des pastilles de plomb ou de tungstène adhésives sur le ventre du leurre, la tête ou la bavette. Enfin, on peut fabriquer un système de transfert de masse externe un peu rudimentaire, en reliant les deux œillets d’attache des hameçons, sous le ventre d’un poisson-nageur, avec un brin de nylon sur lequel coulisse une olivette.

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