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Silure : 10 bon conseils pour la verticale

Crédit photo Lilian Fautrelle

Pêcher le silure à la verticale implique de faire des choix très précis et très différents selon que l’on pratique avec la ligne ou la canne tenue en main. Lilian Fautrelle nous livre ici dix bons conseils de spécialiste qui vous permettront d’éviter bien des mauvaises surprises.

1 Un bateau stable


À la verticale, il y a deux manières de laisser descendre son montage à l’aplomb du bateau : avec la canne ou la tresse en main, la canne étant alors posée devant soi. Dans ce dernier cas, le pêcheur se trouve donc très près du franc-bord, accentuant un éventuel effet de roulis. C’est la raison pour laquelle une bonne embarcation pour la traque du silure à la verticale doit faire preuve d’une très grande stabilité latérale, et particulièrement lorsque le pêcheur opère sur la plateforme située à l’arrière. Les coques à fond plat ou en demi-V de 3,70 à 4,50m de long, pour une largeur de 1,60 à 2m, représentent un compromis idéal pour cette pratique.

 

2 La bonne tresse


Le diamètre de la tresse doit être adapté au plus juste. Canne en main, le blank absorbera une partie des forces générées par le silure et le pêcheur lors de la touche et du ferrage. Un corps de ligne en tresse 38 à 45/100 convient alors parfaitement. Un bas de ligne en kevlar (50 à 100kg) permet de protéger le corps de ligne des frottements contre la mâchoire du silure. Si on pêche tresse en main, exit l’élasticité du blank : l’intégralité des forces générées est encaissée par la ligne et les nœuds. Dans ce cas, mieux vaut opter pour un corps de ligne en tresse bien serrée en 50 ou 55/100, avec un fort bas de ligne (100 à 150 kg). Attention, pas de polyvalence ici : une 55/100 utilisée sur une canne tenue en main pourrait vibrer inutilement. De plus, en cas de mauvaise manipulation, c’est la canne ou le pick-up du moulinet qui pourraient casser et non la tresse. À l’inverse, une 40/100 tenue à la main va casser au ferrage.

 

3 L’option float-tube

Économique et de plus en plus technique, le float-tube est une excellente alternative. Très stable et silencieux, il n’a rien à envier au bateau pour taquiner les silures à l’aplomb, si ce n’est un rayon d’action plus réduit. Certains modèles, dans des dimensions d’environ 1,70m de long pour 1,20m de large, sont déjà parfaitement équipés pour la pêche du silure en verticale : conception 100% PVC avec valve haute pression sur chaque boudin, assise rehaussée, support de canne rotatif et support d’échosondeur. Voici quelques bonnes références : Murano 170 (Sparrow), Ranger 170 (Frazer), Belly Cat (Zeck Fishing), Battle Boat Set (Black Cat).

 

4 Le moulinet parfait

Dans tous les cas, le moulinet doit être robuste, avec un frein progressif d’au moins 10kg. Pour pratiquer canne en main, il est nécessaire de bien équilibrer votre ensemble canne-moulinet. Un moulinet pas trop lourd permet de pêcher des journées entières sans fatigue. Les modèles mer pour petits thonidés, en taille 4000 à 6000, sont excellents, comme les Biomaster SW (Shimano), Spheros SW (Shimano), ou Certate SW (Daiwa). Pour pratiquer tresse en main, le compromis est différent puisque la canne est systématiquement posée jusqu’au combat. Optez alors pour un bâti très robuste, un diamètre d’axe imposant et des bobines plus grosses (pour la tresse de 50/100 minimum). Partez donc sur des tailles 6000 à 8500, de type Spinfisher (Penn) ou Slammer (Penn).

 

5 Trouver la bonne canne

Si la canne est tenue en main, le blank doit être court (2,10m) et ne permet pas de lancer. C’est une canne spécifique. Bien que la mode soit à la résonance et à la légèreté, attention quand on vise le silure. Les blanks creux 100% carbone sont certes très légers, très résonants mais ils sont aussi bien trop fragiles. Cherchez plutôt du côté des blanks de 1,60 à 2m, puissance 100 à 250g, de composition mixte (carbone-fibre de verre) ou pleins permettant d’obtenir des actions paraboliques sans risque de casse. Mentionnons les SGT-166 (VertiGlanis), Solid Vertical (Black Cat), White Close Combat 170 (Madcat). Pour pêcher tresse en main, on peut tenter le confort des cannes dites inline (fil intérieur sans anneaux), évitant le problème récurrent du bouclage de la tresse dans l’anneau de tête. Ces cannes sont plus lourdes et plus longues que les cannes à anneaux. D’une puissance de 30 à 50lbs, leur longueur oscille entre 2,10 et 2,40m. Nous pouvons citer ici deux excellentes références : Sealine X’treme Interline (Daiwa) et Green Inline (Madcat).

 

6 Les montures

Trop souvent négligée, la forme du lest de la monture est pourtant un paramètre clé. Dans des grammages équivalents, il est nécessaire de disposer de plusieurs profils différents de la masse de plomb. Leur influence directe sur les mouvements de la monture dans l’eau et dans les courants permet au pêcheur en verticale de tester différents schémas : plus ou moins hydrodynamique, plus ou moins planant, générant une nage erratique ou au contraire une présentation bien linéaire, etc. En fonction des conditions de vent, de courant, de la nature du fond et de l’humeur des poissons, il faut systématiquement trouver la présentation du jour. Disposer d’un vaste panel de montures permet de résoudre au mieux cette équation complexe.

 

7 L’armement

À la verticale, la touche est brève, foudroyante et violente. Elle ne laisse aucun temps de réaction. C’est une touche typique d’agressivité, bien différente de la touche alimentaire où le prédateur engame entièrement sa proie pour l’avaler. L’armement doit donc être extrêmement pénétrant afin de piquer le poisson dans les quelques centièmes de seconde qui suivent. Pour pêcher canne en main, choisissez des hameçons avec une force de fer raisonnable, en privilégiant donc le piquant et une finition favorables à la glisse donnant une pénétration optimale, type ST56 (Owner) Treble 7554 ou Coastal Black (VMC). Ligne tenue à la main, optez pour des triples plus forts de fer afin d’éviter toute déformation au ferrage, même si ce choix ne pardonne aucune inattention lors d’une touche éclair. Deux références : Treble 7560 Coastal Black (VMC) et ST66 (Owner).

 

8 Sous les ponts

Même sur un bief qui vous est totalement inconnu, s’il est des spots évidents à tester en verticale, ce sont bien les ponts. Ces ouvrages d’art, avec leurs piles de béton qui plongent profondément dans l’eau, sont de véritables aimants à silure. La verticale permet de prospecter lentement et méthodiquement le périmètre autour de chaque ouvrage. Les tombants, les abords, les embâcles de pieds de pile jusqu’à la sortie d’obstacle sont des zones de tenue que les silures affectionnent. Bien sûr, vous ne serez probablement pas le premier à venir faire gratter votre monture ici, mais la densité d’individus occupant ces postes est toujours intéressante. D’une manière générale, tout changement brusque de profondeur, fosse, tombant raide, sont des postes à privilégier pour connaître quelques beaux succès rapides, bien spécifiques à cette technique.

 

9 Ne pas oublier le clonk

Le clonk n’a certes plus la même efficacité que dans les années 1990-2000. Sur certaines zones, là où il est bien trop utilisé, il provoque même l’effet inverse à celui attendu. Mais employé à bon escient et avec une certaine parcimonie, il reste un atout dont il ne faut pas se passer. Un coup de clonk provoque toujours une réaction qui permet de confirmer ou non la présence de silures sur une zone et d’avancer dans sa pêche. En cas de comportement de refus, un coup de clonk isolé permet encore souvent de stabiliser un silure pour représenter une seconde fois son montage si la gestuelle est bien maîtrisée. Le timing des actions est déterminant. Pour cette raison, quel que soit le parcours, dès lors que l’on pêche en verticale, il faut toujours avoir son clonk sous la main… quand ce n’est pas dans la main !

 

10 Parier sur l’échosondeur

Sans être indispensable, l’échosondeur est une aide précieuse en verticale. Tout d’abord, il permet de localiser rapidement les postes. Superposés à la bathymétrie, cela permet de lire les fonds avec anticipation et de choisir les meilleures trajectoires pour les dérives en s’appuyant sur les courbes de niveau. Ensuite, l’échosondeur permet de comprendre le comportement des silures. Rapidement, on peut jauger leur humeur, lors d’une animation agressive ou d’un coup de clonk par exemple. Enfin, lorsque les silures quittent le fond, on peut localiser précisément à quelle hauteur d’eau ils évoluent, adapter ses animations et, surtout, anticiper la moindre interaction. Ce petit temps d’avance et d’anticipation est déterminant pour piquer les touches courtes.

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