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10 conseils pour ne pas perdre un brochet

Crédit photo STB 360

Quoi de plus rageant que de louper un beau brochet qu’on a eu tant de mal à faire mordre ? Il est vrai que s’il y a un poisson qui se perd facilement, c’est bien celui-là. Si on ne peut rien contre la malchance, on peut éviter les plus douloureuses déconvenues car certaines erreurs sont très facilement évitables.

1 Bien régler son frein

Le réglage du frein est un élément important quand on pêche le brochet spécifiquement. Sa gueule dure plaide pour un ferrage énergique (frein réglé dur) notamment au leurre souple car les dents plantées dans la gomme contrarient le déplacement des hameçons. Mais le brochet a tendance à s’énerver en arrivant au bord ou au bateau, et un frein trop serré peut alors entraîner casse ou décrochage. L’idéal est donc de pêcher frein serré assez fort et de le desserrer légèrement quand le poisson est presque rendu. Ça doit devenir un réflexe. Attention à ne pas tourner le papillon dans le mauvais sens!

2 Vérifier sa ligne

Ligne et bas de ligne souffrent en action de pêche, lors de chaque combat, d’accrochages ou même des lancers répétés. Vérifier donc régulièrement que votre fil n’est pas éraillé, notamment après un contact avec un obstacle ou une perruque. Un bas de ligne en fluorocarbone –attention: 70/100 minimum, en dessous c’est coupé facilement– peut être attaqué par les dents du brochet lors d’un combat, il faut le changer. L’acier ou le titane doivent être inspectés régulièrement à la recherche du moindre point faible (fibres rompues) et même testés d’un coup sec pour évaluer leur résistance car quand ils fatiguent, ils ont tendance à casser net… et sans prévenir

3 Surveiller les hameçons

Un mauvais hameçon est une cause de déboire inéluctable. Mauvais peut vouloir dire simplement abîmé, avec une pointe émoussée ou tordue, mais aussi totalement inadapté : taille trop petite ou trop grosse par rapport au gabarit du leurre, trop fin de fer pour la puissance de la canne, etc. Vérifiez donc régulièrement le piquant et s’il ne vous semble pas irréprochable, affûtez ou changez. On a tendance à utiliser des hameçons assez gros pour le brochet, mais il ne faut pas oublier que plus un hameçon est fort de fer plus il aura de mal à pénétrer les parties dures. Ne tombez pas dans l’exagération.

4 Combattre canne haute

Une casse, quand on pêche frein serré, est souvent la conséquence, lors d’un rush de gros poisson, du fait de vite baisser la canne en catastrophe pour tenter de compenser, au lieu de laisser travailler le frein du moulinet. Le rôle amortisseur de la canne ne fonctionne que si elle est sollicitée en flexion, à angle droit par rapport au fil. Si elle est abaissée et se retrouve dans l’axe de la ligne, elle n’amortit plus rien et même un fil solide peut casser net sur un coup de tête, notamment avec la tresse qui n’a aucune élasticité et est sensible aux chocs. Pêchez donc toujours canne haute, si vous n’y arrivez pas c’est que le frein est trop serré, relâchez-le un peu.

5 Gardez la tension

Un décrochage peut venir d’un mauvais ferrage ou d’un manque de chance (poisson mal piqué) mais est souvent dû au fait qu’on a laissé du mou dans la ligne lors du combat. Le poisson peut en profiter pour secouer la tête et le leurre n’étant plus bridé par la tension du fil valse dans tous les sens, agrandissant le trou de l’hameçon et déchirant les chairs. Le décrochage qui intervient quelques secondes plus tard pouvait être évité. Ne laissez donc jamais de mou, ce qui ne veut pas dire tirer comme une brute au risque de casser ou déchirer le poisson. Quand vous abaissez la canne pour pomper, faites-le en moulinant vite pour garder la ligne bien tendue.

6 Contrer les sauts

Bien que ce soit moins systématique qu’avec le black-bass, le brochet peut sauter hors de l’eau lors du combat, notamment dans de faibles profondeurs ou si on le bride trop. Le saut s’accompagne de mouvements violents de la tête, qui aboutissent souvent à l’éjection du leurre, surtout s’il est lourd. C’est difficile à contrer mais si vous voyez la ligne remonter rapidement vers la surface (signe annonciateur), plongez la canne dans l’eau et réduisez un peu la tension, ce qui a pour effet de réduire l’amplitude du saut et les risques de décrochage. D’une manière générale quand un brochet arrive en surface, il faut réduire la pression, laissez-le tirer sans le brutaliser.

7 Rester vigilant

Une des spécialités du brochet, notamment les gros, consiste à se laisser tracter sans résistance pour se déchaîner en arrivant près du pêcheur, quand les risques sont maximums. C’est encore plus vrai avec les pêches lourdes (big bait), le matériel puissant permettant de treuiller le poisson sans ménagement. Si, après le ferrage, ça vient mais de façon lourde, méfiance et desserrage du frein sont de mise. Il est parfois préférable de diminuer la pression pour laisser l’initiative au poisson et le laisser se fatiguer à distance plutôt que l’amener trop vite, encore vert, sous la canne.

8 Ferrer au bon moment

Quand on sent l’attaque dans la canne, c’est que le brochet a déjà bien engamé et un ferrage réflexe énergique s’impose. Mais quand on le voit attaquer le leurre sous l’eau, en surface ou dans nos pieds, c’est une autre histoire. On ferre souvent par surprise parce qu’on croit qu’il a pris le leurre, alors qu’il a pu le rater ou n’a pas encore eu le temps d’assurer sa prise. On lui enlève alors littéralement le pain de la bouche, rien de plus frustrant. Il faut faire preuve de sang-froid et attendre de sentir le poids du poisson dans la canne avant de ferrer. On décroche aussi souvent les poissons ferrés à vue parce qu’on ferre en général plutôt moins fort que sur un ferrage en aveugle.

9 Épuiser dans les règles

La mise à l’épuisette peut être l’occasion de ratages mémorables alors que l’affaire semblait pourtant entendue. Une épuisette trop petite est souvent en cause. Ne pas insister alors et prendre à la main (penser à acheter une épuisette digne de ce nom…) Ce peut être aussi une manœuvre hasardeuse en mode panique. On ne poursuit pas un poisson avec l’épuisette, il doit venir guidé jusqu’à elle. Un hameçon qui se prend dans le filet avant que le brochet soit pris est un événement fréquent. Il ne faut jamais faire entrer un brochet tête la première mais attendre qu’il soit à plat au-dessus du filet bien immergé puis soulever rapidement.

10 Prendre à la main

Prendre un brochet à la main suppose de vaincre son appréhension car il y a moyen de se faire entailler ou planter un hameçon. Il n’existe qu’une bonne prise et elle consiste à glisser quatre doigts de la main gauche (pêcheur droitier) entre l’opercule et les arcs branchiaux, à faire glisser vers l’avant pour trouver une bonne prise dans l’os maxillaire et soulever. Le risque est de vouloir prendre un poisson trop vert qui va se débattre. Attendre qu’il soit bien fatigué et bascule naturellement tête vers le haut, pour glisser la main dans l’ouïe et soulever. C’est plus délicat que l’épuisette mais le jour où on a oublié celle-ci, on est bien content de maîtriser cette prise.

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