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La pêche du silure au cassant en hiver : ça marche !

L’hiver est arrivé et vous avez déjà rangé votre matériel pour la pêche du silure à la bouée. Quel dommage ! Tout n’est pas terminé, et de belles parties de pêche peuvent encore se faire. En modifiant certains détails techniques, et en changeant de postes, nous pouvons rapidement retrouver les silures avec la technique du cassant.

S’il y a bien des techniques qui annoncent la période estivale, ce sont celles de la bouée et du cassant. Très proches l’une de l’autre au niveau des montages, elles permettent cependant de traquer les silures sur différentes hauteurs de la couche d’eau du fleuve ou de la rivière. Si la technique de la bouée se révèle nettement moins efficace en eau froide, à l’inverse, le cassant n’est pas en reste. Revenons alors sur cette traque typique du silure au posé.

Des vifs de premier choix !

La taille des vifs que vous allez utiliser ne déterminera pas forcément la grandeur des silures. En revanche, l’emploi d’un poisson d’un kilogramme et plus facilitera la détection de l’appât par le carnassier. Aussi, les brèmes, les chevesnes, les barbeaux et les tanches sont d’excellents bonbons à silure. Les passionnés de silures deviennent, tôt ou tard, par conséquent d’excellents pêcheurs au feeder à l’asticot.

Damien l’assure, l’hiver aussi les silures se prennent au cassant.
Crédit photo : Damien Modrak

Une technique pour poste spécifique

Comme son nom l’indique, la première caractéristique de cette méthode c’est « le cassant ». C’est ce petit morceau de fil Nylon, allant de 20 à 50/100, qui donne au montage sa dénomination. Loin d’être une nouveauté, ce genre de traque est parfaitement connu des siluristes. Mais elle n’est quasiment pas pratiquée en hiver. Du fait des résultats médiocres de la bouée en eaux froides, les passionnés délaissent ce type de pêches au posé. Pourtant, de gros silures se laissent encore capturer en cette période hivernale. Mais cette traque n’a rien à voir avec celle pratiquée l’été. Tout d’abord, le choix du poste est primordial. Pour ce faire, il faut connaître les silures, afin de placer vos montages de façon stratégique. Lorsque le cours d’eau est bas et clair, ces carnassiers sont toujours positionnés dans la fosse la plus profonde du poste. Si vous pêchez en plan d’eau ou en lac, ce sont les obstacles qui vont fixer les glanes. Ainsi, des arbres immergés, une pile de pont ou une roche restent des postes à prospecter. Aidés d’une petite embarcation, ou d’un échosondeur à lancer, vous pouvez prospecter la zone, afin de détecter les groupes de silures. Lorsque les eaux entrent en crue, alors la tenue des poissons change. Ils quittent les courants puissants pour se réfugier en bordure. Là, dans moins d’un mètre d’eau, les silures viennent dès les premiers jours de la crue. Il devient alors possible de capturer de véritables monstres à quelques mètres du bord. Le flux principal va faire apparaître des zones de calme en bordure. Mais toutes ces dernières ne sont pas productives. Les sauts de poissons (gardons, brèmes, carpes, etc.) nous annoncent que le poste peut abriter des silures. Il ne vous reste plus qu’à positionner vos montages de façon à quadriller la zone. Chacune de vos cannes doit être placée sur un des axes d’entrée du poste. Ainsi, les silures en maraude tomberont inévitablement sur l’une de vos lignes.

Un beau spécimen piqué au cœur de l’hiver.
Crédit photo : Damien Modrak

Le cassant, un montage, mais plusieurs possibilités

Le cassant est un montage qui peut être décliné sous différentes formes pour pêcher soit en surface, soit au fond. Le fil dit « cassant » peut être attaché sur n’importe quel support en fonction de la zone pêchée. En milieu urbain, les piles de pont, les passerelles peuvent nous aider à les fixer. Dans des zones plus sauvages, les branches d’arbre et les roches nous facilitent la tâche. Relativement simple à réaliser, ce montage est conçu sur un corps de ligne en tresse de 40 à 50/100. Il est raccordé par un nœud de « Grinner » à un anneau soudé comportant trois émerillons de type « baril » de 100 lbs. Le second émerillon permet de raccorder un bas de ligne d’environ 80 cm, réalisé en tresse de combat de 150 kg, armé de deux hameçons (un simple et un triple adapté à la taille du vif). Enfin, le troisième émerillon permet de raccorder le fil cassant. Ainsi réalisé, l’appât, qui peut être un vif ou des vers, va se placer à la perpendiculaire du corps de ligne. À la touche, le cassant va se rompre. Il libérera alors la ligne de son support, et le silure sera combattu en toute liberté. Le pêche juste sous la surface ne donne de bons résultats que lorsqu’elle est pratiquée en période de crue. Les vifs placés à un mètre de profondeur dans les retours du courant peuvent nous rapporter de belles captures. Il est alors souvent intéressant de placer un appât en bordure. Le cassant sera fixé sur une branche solide au ras de l’eau. En période de crue, soyez attentif aux débris qui dérivent dans l’eau. Les tas d’algues, les branches et autres peuvent venir se bloquer sur nos montages, les rendant ainsi inefficaces. Prenez alors soin de nettoyer régulièrement vos montages. Lorsque le cours d’eau est calme, il est impératif de placer vos lignes au ras du fond. La meilleure alternative technique reste le montage du cassant à une pierre. La ligne est alors fixée sur un gros caillou de plusieurs kilogrammes qui doit être déposé sur la partie la plus profonde du poste. Le montage reste le même :
• un corps de ligne raccordé au premier émerillon d’un anneau soudé contenant trois émerillons baril;
• un bas de ligne sur le second baril;
• un fil cassant raccordé au troisième baril.

De nombreux types de vifs fonctionnent, mais la tanche reste une valeur sûre.
Crédit photo : Damien Modrak

Un écarteur

C’est sur ce troisième émerillon qu’une tresse de 2-3M (écarteur) peut être fixée pour éloigner l’appât de la pierre. À l’extrémité de cette tresse, une agrafe doit être fixée. Elle va raccorder la ligne au fil cassant qui sera préalablement positionné autour du gros caillou. Pour faciliter la fixation de la pierre, une cordelette en paille tressée entoure cette dernière. Le fil cassant est alors fixé sur celle-ci. Une fois le vif esché, il ne vous restera plus qu’à déposer le montage. La pierre sera donc perdue au moment du départ. Vous l’avez compris, l’emploi d’une petite embarcation (kayak, float-tube, pneumatique, paddle), nous facilite grandement nos manœuvres de mise en place des lignes. Aussi, prenez toujours soin d’être à deux pour ce genre de partie de pêche. Lorsque le premier pêcheur part déposer le montage, le second reste sur le bord pour tendre la ligne une fois celle-ci à l’eau. Attention, lorsque vous allez déposer votre vif, ne lâchez pas la pierre en premier ! Sous son poids, le caillou va descendre rapidement vers le fond, emportant dans son élan le bas de ligne avec l’appât et, surtout, les hameçons. Un accident peut rapidement arriver. Il faut alors d’abord déposer dans l’eau le vif esché et ensuite lâcher la roche qui tombera sur le fond. Ainsi, le risque d’être accroché par les hameçons est écarté.

Le placement de la canne et la ligne doit être soigné.
Crédit photo : Damien Modrak

Un matériel spécifique

Plus la tenue des poissons est éloignée de la berge, plus il sera nécessaire d’avoir de grandes cannes puissantes. Du bord au posé, utilisez toujours des longueurs supérieures à 2,80 m avec une puissance comprise entre 300 et 400 g. Équipées de moulinets spécifiques en taille 12 000 et plus, les bobines sont garnies d’au moins 300 m de tresse de corps de ligne allant de 40 à 50/100. Plus les postes sont encombrés, plus le diamètre peut être élevé. Mais pêcher avec une tresse dont la résistance est supérieure à celle de la canne est tout simplement absurde. Il est inutile de risquer de casser votre matériel ! Pour les pêches en bateau, vos montages peuvent être mis en place facilement. L’embarcation ancrée, il est possible d’employer des cannes plus courtes de 2,40 m à 2,80 m, ayant une puissance autour des 200/300 g. Les moulinets également plus petits, en taille 6 000 à 10000, sont garnis de tresse en 40/100. S’agissant du montage, comme décrit précédemment, il reste le même que du bord. L’autre point important de cette technique, ce sont les supports de cannes. Depuis la berge, ces derniers doivent être plantés profondément et solidement dans le sol. Car une fois les cannes tendues et arquées comme des catapultes, elles doivent permettre d’établir une tension allant jusqu’à la limite de rupture du cassant. Aussi, plus le cassant est résistant, plus la tension doit être importante. Veillez donc à solidement planter vos supports, afin que vos cannes ne partent pas dans l’eau à la touche. En bateau, les supports de cannes fixés sur le tableau sont les plus solides. Ils permettent une tension suffisante, afin de permettre au silure de casser du fil de 30/100 au départ. Gardez en tête qu’un cassant doit rester relativement court. Car plus il sera long et plus l’élasticité du Nylon va le rendre difficile à rompre pour le silure au moment de la touche. Une boucle en Nylon de 40/100, longue de 40 cm, fera parfaitement l’affaire. Vous avez compris qu’une pêche au cassant ne se décide pas sur un coup de tête. Ce genre de traque doit être minutieusement préparé et analysé, afin que le résultat soit à la clé. Suivez nos conseils car de gros silures se laisseront prendre par ceux et celles qui auront le courage de braver le froid de l’hiver.

Des règles à respecter pour votre sécurité

Nous attirons votre attention à bien respecter l’ensemble des règles de sécurité et de navigation, lorsque vous êtes sur l’eau. Ainsi, le gilet de sauvetage doit impérativement être porté lors des manœuvres. Une chute dans de l’eau à 5°C pourrait vous coûter la vie ! Important, il est interdit de tendre vos lignes au-dessus de l’eau sur les parties navigables d’un cours d’eau. Il faut alors trouver des solutions, afin de toujours pêcher dans la légalité et en sécurité.

Gros plan sur la gueule d’un gros silure avec un triple bien planté sur le bord.
Crédit photo : Damien Modrak

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