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Siluremania : le silure trek

Bienvenue à l’Hôtel du Silure Trek, le 4 étoiles de Lilian.

Crédit photo Lilian Fautrelle

Partir seul ou à deux, sans bateau à moteur, sur une session pouvant aller jusqu’à cinq jours, c’est ce que Lilian Fautrelle appelle un silure trek, une option qu’il privilégie de plus en plus souvent !

Partir sans moteur ni batterie, sans électronique, avec un seul ensemble canne-moulinet et un unique sac à dos embarquant de quoi vivre et pêcher plusieurs jours est devenu, et de loin, ma pratique préférée du moment ! Ce type d’aventures, que j’appelle mes silure treks, me permet de profiter pleinement de tout ce que la nature a encore à offrir.

Maison, garde-manger, boîte de pêche. Le sac à dos doit être ergonomique et adapté à votre morphologie. 
Crédit photo : Lilian Fautrelle

Déconnexion totale

Au lieu de rester 8h durant les yeux rivés sur mon échosondeur, je vais porter mon attention sur d’autres détails : les plus petites plissures de l’eau, le positionnement des oiseaux, les descentes d’accès des rongeurs, les essences d’arbres au fort système racinaire qui stabilise les berges érodées et dégage parfois de superbes caches à silures. La plus belle méthode, peut-être, pour prendre conscience des richesses insoupçonnables et de la grande fragilité de notre environnement. 

Peu importe la taille des captures, le vrai intérêt du silure trek est ailleurs.
Crédit photo : Lilian Fautrelle

Comme celui de beaucoup de mes concitoyens, mon emploi du temps est devenu hyper-connecté. Mes silure treks m’offrent une déconnexion totale. Ces tranches de vie en autosuffisance dans la nature me permettent de réviser et d’acquérir de nouvelles techniques de nœuds, par exemple. J’apprends à allumer un feu (si le lieu m’y autorise) avec différentes techniques, à construire des abris intelligents qui protègent et assurent une ébauche de confort avec un minimum d’équipement. Je refais les gestes de mon père et de mon grand-père qui ont taillé mes premiers repose-cannes dans des fourches de bois. Bien sûr, tout ne fonctionne pas toujours comme je le souhaiterais du premier coup. Passer du temps en autosuffisance dans la nature est donc aussi une excellente école de patience. Si cette entrée en matière vous a convaincu, alors voici quelques conseils pour débuter, en toute sécurité, pour obtenir un maximum de plaisir jusqu’à la capture de votre premier poisson estampillé silure trek.

Le matériel de bivouac : sac de couchage, bâche étanche, matelas gonflable+couverture de survie, sacs de poubelle, pochette avec 4 sardines, 4 tendeurs et paracorde.
Crédit photo : Lilian Fautrelle

Attention la forme !

Cette capture, quel que soit votre palmarès, conservera toujours un inimitable parfum de première fois. Mais attention, déplacer un sac à dos d’une trentaine de kilos sans moteur –à pied, en bateau pneumatique à la rame, ou en float-tube– implique une grosse dépense physique. Ne partez donc que si vous vous en sentez capable. Si vous êtes habituellement plutôt sédentaire ou inactif physiquement depuis quelque temps, prévoyez un petit check-up chez votre médecin généraliste afin de vous assurer que vous ne présentez aucune contre-indication apparente à la pratique d’une activité physique. Une bonne préparation est essentielle. Outre le repérage et la définition de votre périmètre de jeu, il va falloir lutter sans relâche contre le pire ennemi du trek : le poids ! L’objectif, c’est de ne manquer de rien d’essentiel sans se surcharger. Je me fixe donc une limite stricte, 30kg, pour l’ensemble du matériel transporté, pêche et vie quotidienne cumulées.

Parmi les nombreuses rations alimentaires de 24h, Lilian conseille celles de l’armée française.
Crédit photo : Lilian Fautrelle

Un rangement strict

Cette jauge doit me permettre d’évoluer en autonomie jusqu’à cinq jours. J’utilise un sac robuste, réglable et ergonomique d’environ 90l répartis ainsi : 60l de compartiment principal, 20l de compartiment bas (accessible sans avoir à vider le principal) et 10l de poches annexes. Dans le compartiment bas, je glisse mon équipement de bivouac, composé d’une bâche imperméable de 2x3m, d’une couverture de survie et d’un matelas gonflable pour m’isoler du sol, d’un sac de couchage pour me tenir au chaud et d’une trousse de toilette minimaliste. Quatre tendeurs, quatre sardines, 4m de paracorde, un sur-sac étanche en cas de pluie, trois sacs-poubelles, 2 l d’eau et une ration alimentaire complètent cette poche. Au fil de la session, la consommation d’eau et de nourriture libère de l’espace pour transporter mes déchets en sac-poubelle.

Côté pêche, Lilian limite équipement et accessoires au strict nécessaire.
Crédit photo : Lilian Fautrelle

Les vêtements

Dans le fond de la poche principale, je glisse une veste de pluie, une micro-polaire et, en fonction de la durée du trek, une ou deux tenues de rechange en sacs zippés étanches. Par-dessus, j’intercale une ou deux rations alimentaires. Reste donc disponible un volume de 30 à 35 l pour le matériel de pêche, ce qui est très confortable. Par prudence, je ne cumule jamais de techniques non polyvalentes dans un même trek. Soit je pêche du bord, au posé, avec des vers de terre ou divers appâts, soit j’opte pour une pêche de prospection, aux leurres principalement. Le plus souvent, j’embarque deux boîtes. La première, compartimentée, contient leurres et montages, et la seconde, non compartimentée, tout le petit matériel et les accessoires pour les lignes et les montages. Et en silure trek, je n’ai encore jamais manqué de matériel ! Je souris quand je pense à mes sessions classiques (que j’apprécie toujours!) où je peux enrager de manquer d’un leurre laissé à la maison alors que mon bateau en est envahi !

Un compartiment du bas indépendant est indispensable.
Crédit photo : Lilian Fautrelle

Pas de place perdue

Aucun espace n’est superflu dans le sac. Dans une poche latérale, je stocke deux gourdes, une fold-a-cup (NDLR: gobelet en polypropylène souple qui, replié, prend très peu de place) et étanches, une paire de gants, une cagoule, et ma lampe frontale. Le nombre de captures par session est bien entendu inférieur en silure trek, comparé aux sorties habituelles.

Le matériel indispensable : couverts pliables, quart, kit réchaud, gourde pliable, firesteel, opinel à bague tournante n°8
Crédit photo : Lilian Fautrelle

Une saveur unique

Ici, la notion de performance est ailleurs, dans la rusticité de l’approche, dans la satisfaction d’avoir cherché, localisé puis capturé quelques beaux silures, après plusieurs jours d’autarcie, sur plusieurs kilomètres de biefs sauvages. Une démarche et une performance physique et psychique qui m’apportent, à chaque poisson, et quelle que soit sa taille, une satisfaction à la saveur unique. À votre tour…

Le petit pneumatique est plié. Même le bateau est compact.
Crédit photo : Lilian Fautrelle

La sécurité

À tout moment, dans mes poches zippées de veste, de pantalon et de ceinture, je conserve un petit kit avec pierre à feu de survie, boussole, carte du secteur en blister étanche, mini-trousse de secours, deux barres énergétiques, un Opinel à bague n°8, papiers d’identité, carte Vitale et téléphone (déconnecté) uniquement pour alerter en cas de besoin ou éventuellement prendre une photo. De quoi résister 12 à 24h même en cas d’accident m’ayant séparé de mon sac. Pratiquer en binôme est aussi une sage précaution.

Il est possible de conserver une hygiène relativement satisfaisante avec en fait très peu de matériel : brosse à dents et tube de dentifrice de voyage, stick à lèvres, sérum physiologique, aiguille et pince à épiler, désinfectant, lingettes, voilà qui suffit.
Crédit photo : Lilian Fautrelle

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Silures

Magazine n°914 - juillet 2021

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