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Mes hameçons préférés

Il est assez fréquent d’entendre les carpistes s’interroger sur le choix de leurs hameçons. Nous avons eu ces derniers temps plusieurs demandes qui allaient dans ce sens au travers de mails ou encore de messages sur la page Facebook de Média Carpe. Après réflexion, nous avons demandé à quatre de nos auteurs de nous partager leurs préférences sur deux hameçons de leur choix.

NOUS SAVONS PERTINEMMENT que de nombreuses marques se fournissent auprès de VMC, entreprise française qui est le second producteur d’hameçons au monde, et est par la même occasion la référence des hameçons carpe. Au travers de cet article, et de très nombreuses heures de tests passées au bord de l’eau, nos quatre compères vont vous livrer leurs secrets qui, pour eux, font la différence. Pêcher avec de bons hameçons, c’est primordial même si parfois, cela peut être très piquant ! Olivier, Pédro, Éric et Nicolas partagent sans concession leurs préférences.

J’VEUX DU « WIDE » !

Par Olivier Soulier

Ceci étant dit, dans la catégorie des hameçons à large ouverture, il y a des jumeaux presque parfaits, avec pour seule différence l’angle d’inclinaison de l’oeillet : « entrant » ou « sortant » (ces derniers étant souvent appelés « chod »). Je tricherai donc un peu en ce qui concerne l’inclinaison de l’oeillet, car elle a une réelle importance en fonction du matériau utilisé pour le bas de ligne (souple pour l’oeillet entrant ou rigide pour l’oeillet sortant), et je choisirai donc les deux modèles, car leur forme et leur principe de conception, en dehors de l’oeillet, sont strictement identiques.

 


UN HAMEÇON À LARGE OUVERTURE « mord » mieux et permet de « prendre » plus de chair en piquant rapidement, proprement et profondément (pourvu qu’il soit parfaitement affûté bien sûr), et son action mécanique est irréprochable lorsqu’on l’utilise sans aucun autre ajout qu’un bout de tresse. Mais ce qui en ferait mon choix préféré, au-delà de ses qualités initiales, c’est qu’on peut le « customiser » sous de nombreuses formes en utilisant des accessoires qui lui permettent d’offrir les qualités (réelles ou supposées !) de tous les autres types d’hameçon.

Vous êtes fan d’hameçon à hampe courbe de type « curv shank » ? Un simple morceau de gaine thermo-rétractable pour créer la courbure et le tour est joué : votre wide gape est transformé ! Vous préférez les hameçons à hampe longue ? Même astuce, en gardant la gaine bien droite lorsque vous la passez à la vapeur, vous changez votre « wide gape » en un parfait « long shank » ! Et ainsi de suite selon l’effet recherché… Tout est possible avec cet hameçon, quel que soit le type de montage choisi : basique noeud sans noeud (et terriblement efficace !), blow-back rig, D-Rig, etc. Et c’est à mon humble avis le seul à offrir un tel degré d’efficacité et de polyvalence. Pourquoi, me direz-vous, choisir une pointe rentrante plutôt qu’une pointe droite, qui théoriquement pique plus vite ? Plusieurs raisons à cela : • Une pointe rentrante reste plus efficacement ancrée dans la bouche de la carpe et se décroche moins. Vous noterez d’ailleurs que les seuls hameçons sans ardillon réellement efficaces sont tous à pointe rentrante… et ils décrochent peu ou pas ! Alors avecun micro-ardillon en plus, rien ne bouge lors des gros combats. • Une pointe droite s’use bien plus vite sur les fonds durs qu’une pointe rentrante. Ça n’a l’air de rien, mais quand on pêche comme moi principalement en barrage, les pointes droites prennent très cher et très vite, et les hameçons doivent être changés vraiment très souvent. Certains argumenteront différemment et plaideront en faveur des pointes droites, et ce n’est pas un souci puisqu’il existe des modèles d’hameçons à hampe large qui en sont équipés ! Vous n’avez plus d’excuses… Mais pourquoi le choix de version « XXL » en matière d’épaisseur de hampe ? La réponse se trouve déjà en partie au paragraphe précédent, et correspond à mes lieux de pêche favoris, souvent encombrés.

 

Je pêche par ailleurs très souvent avec de la tresse sur mes moulinets, et cela peut parfois ne pas pardonner si l’on bride un peu fort avec un hameçon trop fin de fer. Je suis de plus persuadé que sur nos eaux françaises (pêcheries privées comprises), le poids de l’hameçon qui diffère très peu n’a aucune incidence sur l’efficacité des montages, ni sur la méfiance des carpes. Alors j’utilise presque tout le temps des hameçons très forts de fer, qui ne font jamais défaut, même en remontant un morceau de tronc en tirant comme un âne sur ma tête de ligne…

 

Resterait à parler de la taille, et ça ferait toute une histoire, tant c’est une préoccupation masculine exacerbée… Je couperai court au débat, en disant que la taille 4 à 6 selon les marques (car c’est comme les fringues, parfois ça taille grand, parfois petit) pourrait faire mon bonheur jusqu’à la fin de mes jours et correspond à 90 % des besoins, mais j’avoue utiliser les wide gape de la taille 2 à la taille 8 selon les esches employées. Finalement, en prenant le temps de la réflexion pour participer à cet article sur le choix de l’hameçon idéal, on en arrive à se dire que la taille de notre « tackle box » pourrait se réduire de façon drastique si l’on ne conservait que l’absolu essentiel qui permet de prendre des carpes partout et dans toutes les conditions. D’ailleurs nous en reparlerons peut-être bientôt…

 

AGRESSIVITÉ : DE LA PIOCHE AU CURVED RIGGA (CVR)

Par Eric Deboutrois

Tous les hameçons ne se comportent pas de la même façon en fonction de leurs caractéristiques (sans parler des matériaux utilisés pour réaliser les bas de ligne). C’est entre autres pour cela qu’il y a tant de modèles différents d’hameçons et encore plus de montages possibles, sans compter tous ceux à inventer, chacun ne jurant bien entendu que par le sien.

LES HAMEÇONS À LONGUE HAMPE, pointe droite, oeillet rentrant sont clairement les plus agressifs, pour peu que la forme générale et les proportions soient bonnes. Je crois très sincèrement qu’on peut louper des touches, sans même s’en apercevoir, à cause de la médiocrité de nos montages. Par agressivité, j’entends donc la capacité d’un montage à réellement « faire le job » tout seul, à rester en bouche, à ne pas pouvoir être rejeté par un poisson. Pour cela, la forme (c’est-à-dire le « gape » [l’ouverture], l’alignement pointe-oeillet, la courbure de la hampe), mais aussi la qualité/taille du fer, doivent permettre trois choses. Primo, que l’hameçon se présente bien (« tourne », « tombe », « bascule », comme vous voudrez) pour pré-piquer et qu’il pique effectivement du feu de Dieu (pointe droite, effilée). Deuxio, qu’il ne se décroche plus une fois piqué (rôle de l’ardillon mais pas que, la forme de l’hameçon importe aussi beaucoup ainsi que la façon de mener les combats). Tertio qu’il ne fléchisse pas (en tout cas qu’il ne s’ouvre pas) durant le combat. Voilà pour le cahier des charges. Depuis des années (trente-cinq environ), j’ai eu l’occasion de tester pas mal d’hameçons, même si sincèrement je n’en ressens vraiment pas le besoin, ayant déjà trouvé chaussure à mon pied. Puisqu’il faut en présenter deux, voici mes chouchoux.


LAGABBE À 4 SOUS
Ça ne sera pas une grande révélation, je suis un (très) grand fan des LS 5275F de Gamakatsu en taille 2, et ce depuis plus de vingt ans ! C’est vous dire si j’ai entière confiance dans ces pioches. Je me suis même demandé comment j’allais faire pour pêcher quand on n’en trouvait plus en France et difficilement ailleurs, mais je ne suis pas là pour vous raconter mes états d’âme. Enfin si, il doit bien y avoir un petit côté fétichiste car, en plus des qualités techniques, ces hameçons ont une âme, une histoire. Lorsqu’on ne les trouvait plus, j’ai regardé ce qui pouvait y ressembler, sans grand succès. J’ai heureusement bénéficié de la bonté d’âme de quelques donateurs qui étaient passés à des séries plus « modernes ». Depuis, les LS 5275F sont à nouveau distribués en France et vu leur petit prix (on arrive à les toucher à 5 ,90€ les 25 !), j’ai fait du stock. Je m’en sers toujours en lac et en rivière, disons pour les pêches fortes.


CVR GARDNER
Mais j’ai été embêté lorsqu’à la WCC, à Madine, il fallut (mesure liberticide pour les pêcheurs mais jugée libératrice pour les poissons) pêcher avec des hameçons à micro-ardillons. Bref, pour moi c’était faire une pêche de roast-beef sur un grand lac… Je n’avais pas vraiment d’autre choix, sauf à renoncer. Je vous passe les détails et quelques années à essuyer les plâtres, pour en arriver à mon deuxième hameçon fétiche. Pour faire court, disons que le concept du spiner m’a plu dès le début, dans la continuité de la mécanique agressive des pioches, eschées d’une pop-up. Ah oui, j’ai oublié de préciser que je pêche quasiment à 100 % en flottante. J’ai donc essayé le spiner en lac, en rivière, en étang avec différents hameçons… Là encore j’ai essuyé quelques plâtres : j’ai ouvert des hameçons (et pas sur des monstres), décroché des poissons (dont au moins un très gros [vu], au bout d’un trop long combat en bateau) pour finalement arrêter mon choix sur le CVR. Qu’en dire ? Pour l’instant je n’ai trouvé aucune raison d’en changer, sauf que, malheureusement et une fois de plus, il devient de plus en plus dur à trouver en taille 2 ! Le piquant est excellent, l’agressivité parfaite (surtout avec une gaine thermo vraiment rigide), je n’en ai jamais ouvert, ça décroche rarement… Et puis, pour tout dire, j’ai un graal en tête. Je pense que cet hameçon ne m’a pas encore révélé tout son potentiel. Ou plus exactement qu’avec tous les petits accessoires qui fleurissent sur le marché (hook bead, micro-émerillons, apparition du tungstène, etc.), il y a encore moyen d’en optimiser l’agressivité… D’en faire une sorte de « balance romaine » parfaitement équilibrée, qui basculerait comme une tapette à souris à l’aspiration… et paf le poisson !

MES DEUX PRÉFÉRENCES CURVE SHANK ET WIDE GAPE

Par Nicolas Migeon

Même s’il existe une foultitude de modèles d’hameçons sur le marché, on retrouve toutefois souvent des formes très similaires d’une marque à l’autre. C’est le cas pour mes deux modèles préférés, le Curve Shank et le Wide Gape.

TOUT LE MONDE A LE SIEN ! Il existe quand même quelques nuances intéressantes qui m’ont amené à choisir les produits proposés par Rok. Parmi les éléments que j’ai pris en considération pour affirmer ma préférence vers ces modèles, il y a en priorité le piquant qui doit être irréprochable, la résistance à l’ouverture, le poids, le type de présentation à laquelle il va servir, le type de substrat sur lequel le montage va reposer, la présence d’indésirables et le prix ! Il y a aussi le fait que c’est une entreprise française qui fabrique ses produits en France et par les temps qui courent, ça compte ! Voyons maintenant en détail les conditions qui orientent mon choix vers l’un ou l’autre de ces crochets.


LE CURVE SHANK
S’il y a bien une forme qui a fait ses preuves de par son efficacité et sa polyvalence, c’est bien celle-là ! Même si c’est un bon passe-partout, dans un souci de précision, je réserve son emploi à certaines conditions que voici. Tout d’abord, j’aime l’utiliser pour tous mes montages équilibrés, légèrement décollés, comme pour le spinner rig ou les flottantes. Sa pointe droite, son ouverture large et son oeillet légèrement rentrant autorisent des présentations agressives très efficaces sans avoir à recourir à beaucoup d’accessoires comme les aligneurs de lignes, la gaine siliconée, thermo-rétractable ou les émerillons, … On peut facilement le rendre opérationnel avec un simple QD rig réalisé avec un brin de fluoro carbone. Mais il est parfait aussi en montage combiné, pour des poissons plus tatillons. Cette pointe droite présente toutefois une relative fragilité de par son exposition aux chocs contre des éléments durs (roche, cailloux, galets,…). Je le réserve donc plutôt pour des pêches sur des substrats mous. Mais sa faculté à planter tout ce qui s’en approche peut parfois gêner quand il y a une forte présence de poissons blancs ou d’indésirables. Je m’explique, souvent vous allez vous apercevoir en ramenant votre montage qu’un intrus s’était fait piéger en rendant par la même le piège inopérant ou alors que la pointe est émoussée ou couverte par un débris à cause des mêmes troubles fêtes qui ont remué votre esche dans tous les sens sur le fond pour essayer de s’en emparer. Alors pour résumer, le Curve Shank Rok équipe mes montages allégés, positionnés sur des fonds mous, sans forte présence d’indésirables.


LE WIDE GAPE
Sans grande surprise, ce modèle vient combler les lacunes du Curve Shank ! Grâce à sa tige droite et sa pointe rentrante, il se montre beaucoup moins fragile. C’est un réel avantage pour bien exploiter les fonds rocailleux sans avoir à passer tous ses stocks d’hameçons ! Quand bien même les concurrents des carpes baladeraient votre bas de ligne autour de votre plomb, cette forme de pointe sera beaucoup plus difficile à neutraliser. Le montage sera alors plus performant et générera un nombre de touches supérieur. Je le recommande donc pour l’emploi d’esches denses qui reposent sur des fonds durs. Une autre des caractéristiques qui me plaît beaucoup depuis que je les utilise, c’est qu’ils parviennent à piquer une large épaisseur de chair dans la bouche du poisson, ce qui réduit fortement les décrochages, notamment sur les pêches fortes en bordure d’obstacle. Au final, le Wide Gape Rok l’emportera quand il s’agira d’exploiter les fonds durs, les zones truffées d’obstacles ou d’indésirables avec des appâts denses.

Ces petits détails qui me poussent à choisir l’un ou l’autre de mes deux modèles favoris peuvent paraître anodins, mais le diable se cache dans les détails et ils ont en fait une grande importance pour celui qui cherche à optimiser son temps au bord de l’eau et le transformer en touches. Le piquant de ces deux modèles est constitué en deux cônes d’angles différents. Lorsque celui de l’extrémité est endommagé, il peut facilement être remis en état à l’aide d’une lime ou d’une pierre à affûter ce qui permet de réduire considérablement sa consommation d’hameçon. Cela n’empêche pas d’être intransigeant et ne pas hésiter à remplacer un hameçon impossible à réparer. Ce n’est pas sur l’élément essentiel du montage qu’il faut faire des économies. Il convient de préciser que sur ces deux modèles, le diamètre de l’oeillet permet l’utilisation de fluoro jusqu’à 45/100e. Je suis peut-être un peu chauvin, mais j’aime aussi qu’ils soient fabriqués en France et distribués par une société française à un prix qui, au contraire, ne pique pas trop ! Soutenons les quelques industries qu’il nous reste…

TINDER OUTRE-AQUATIQUE S’IL NE DEVAIT Y EN AVOIR QUE DEUX…

Par Pédro Signol

Le premier contact entre un pêcheur et « son » poisson se fait par l’hameçon… Tel une sorte de « Tinder outreaquatique », il conditionnera l’issue d’une éventuelle rencontre entre les deux mondes situés de part et d’autre de la surface de l’eau. L’entremetteur a tout intérêt à être pointu lorsque la belle lui propose ses lèvres, car si son piquant est amoindri, que son mordant acéré est devenu aussi doux que le museau d’une tanche, le « match » risque d’avorter avant l’apéro et l’étreinte n’aura pas lieu…

IL SE DOI(G)T DONC D’ÊTRE ACCROCHEUR, voire un peu « rentre-dedans » au premier contact, mais aussi d’assurer la suite, en encaissant les assauts répétés de l’infatigable bête flirtée ici ou là. On prêtera donc une attention particulière à sa pénétrance et à sa résistance, ses performances plutôt qu’à son packaging, aussi reluisant soit-il… Voilà ! À présent que j’ai aiguisé toute votre attention grâce à l’utilisation (à peine préméditée) de métaphores lubriques, nous allons enfin pouvoir passer sur la partie beaucoup plus chiante de l’article : mon avis, mes préférences et « si oui, pourquoi ?» en matière de choix d’hameçons. Et afin de bien pousser le vice de la chiantitude jusqu’à son extrême paroxysme, je ne parlerai pas ici de modèles ni de marques, mais de formes (comme ça, personne n’est content !). Or, suite à un arrêté administrativo-rédactionnel émanant du Capitaine Courtois, je vais devoir ici me restreindre à n’aborder que deux formes, celles que j’emporterais avec moi si on devait m’hélitreuiller demain sur une île déserte du Pacifique jusqu’à la fin de mes jours…Bon ok, stratégiquement parlant c’est débile car il y a peu de chance que j’y pêche la carpe, mais à défaut d’utiliser des métaphores intelligentes, je vais au moins essayer de répondre au sujet de dissertation donné par le Professeur Courtois (oui, il a plusieurs casquettes, cet homme-là…). J’AI DEUX AMOURS… Il y a quasiment un siècle, Joséphine Baker chantait « J’ai deux amours ». Alors que cette grande dame s’apprête à être panthéonisée, je ressens comme un appel à profiter de l’occasion pour lui rendre un hommage à ma façon, aussi furtif qu’hors sujet, en nommant ce chapitre ainsi.


Revenons-en à nos hameçons…
Je vais donc commencer par vous présenter mes deux potes, même si je suis persuadé que vous les connaissez déjà. Le premier, c’est le bon vieux « hampe droite / pointe droite » avec une pointe légèrement orientée vers l’oeillet : la forme appelée « European », que l’on trouve sous bien des noms commerciaux (S1, SB100, specialist-Hook – interdit aux amateurs–, kontinental, etc…). Mon second est plus rond en bouche, il s’agit de la forme « River », également connu sous le nom du « p’tit trapu à la pointe rentrante » pour les intimes. Là encore, une forme quasi-ancestrale, simple et toujours efficace. Après toutes ces saisons à traquer les carpes, on a bien sûr testé et utilisé toutes les autres formes disponibles. Pour ma part, ce sont ces deux-là qui reviennent le plus souvent dans ma boîte de pêche. Elles sont si « classiques » qu’on les trouve distribuées par des dizaines de marques avec plus ou moins de pertinence, l’éventail de prix et de qualités bien caractéristiques de la sur-opulence moderne. Que vous regardiez le catalogue Tox, celui de Profess, de Mack12, Léon Hooksapick, de la Gamme à quat’sous, ou de n’importe quelle autre marque pas forcément « mainstream », vous trouverez souvent ces mêmes formes avec parfois de très légères différences (taille de la hampe, de l’oeillet, légères angulations…). Toutes les formes ont leur spécificité d’utilisation théorique… Théoriques car dans la pratique, le feeling du pêcheur passe par-dessus et tant que la pointe est « catchy » et que la hampe ne cède pas, le contrat est rempli. D’ailleurs, le voisin d’un copain du frère spirituel de la tante de mon chat a déjà réussi l’exploit insolent d’attraper une carpe en eau close avec un hameçon spécial rivière en août 2004, ce qui prouve bien que ça ne prouve rien et que toutes ces appellations, finalement, c’est du flan !


HAMEÇONS BASIQUES, PRÉSENTATIONS SIMPLES…
Ne pratiquant pas des approches qui suggèrent des montages et bas de lignes alambiqués, j’utilise ces deux types d’hameçons et je les trouve tout à fait pêchants avec des montages très basiques, genre « noeud sans noeud / cheveux direct » par exemple. Un bas de ligne court de 10/15cm et rigide, armé d’une de ces deux formes, a toute ma confiance tant que la pointe est intègre. Un bas de ligne court/rigide est anti-éjection par définition, « l’immédiateté » du plomb ne laisse pratiquement aucun espace de manoeuvre à la petite maline qui pense pouvoir souffler le piège sans s’auto-ferrer (naïve !). Lors de pêche en fleuve ou rivière sur un fond relativement lisse caillouteux ou sableux (comme je trouve souvent sur ma Seine), avec des poissons qui arrivent régulièrement par groupes et entrent facilement en concurrence alimentaire, je ne me pose pas de question, et me cogne pas mal du poids de l’hameçon, du coefficient de pivotement rotatoire effectif, ou ce genre de chose…Je veux juste tirer le portrait du 1er poisson qui aspire le piège. Sur des fonds qui pourraient émousser la pointe, la forme « river » a un léger avantage, son pique rentrant étant légèrement plus protégé du danger par rapport à une pointe droite. En revanche, sur des fonds plus doux ou des présentations flottantes, l’agressivité de la forme « European » a ma préférence.


LA PSYCHOPOINTIE AIGUE : AFFÛTER POUR MIEUX RÉGNER
Mon petit mot de la fin ira en faveur du recyclage d’hameçons plutôt que de la consommation à outrance…N’oublions pas l’existence de ces petits outils bien pratiques qui, pour une dizaine d’euros, vous en feront économiser des centaines (ainsi que du temps de pêche effectif) : la lime. Non « réparer » n’est pas du rabais lorsque c’est fait correctement, pourtant, je fais partie des psychopointes (si si, j’ai ma carte de membre des psychopathes de la pointe). Certains hameçons modernes piquent très bien, mais s’émoussent vite et ne se ré-aiguisent pas toujours aisément… ça tombe plutôt bien car les deux formes en question sont souvent disponibles en alliage old-school qui réagissent bien à l’affûtage, comme les bons vieux forts de fer qu’on trouvait du temps où y’avait encore le droit de se faire la bise en présentiel… (et même avant, en fait !).

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