Les sites du groupe Info6TM

10 conseils pour réussir en barrage

Crédit photo Jérémie Boissière

Un grand lac de barrage est un spot souvent poissonneux mais pas toujours facile à comprendre quand on s’y attaque pour la première fois. Voici dix bonnes attitudes qui vous permettront de gagner du temps dans cette assez passionnante découverte.

1 Bien repérer les lieux

Un grand lac de barrage est un spot souvent poissonneux mais pas toujours facile à comprendre quand on s’y attaque pour la première fois. Voici dix bonnes attitudes qui vous permettront de gagner du temps dans cette assez passionnante découverte.

 

2 Voyager léger !

Un siège feeder, un support de canne, une petite desserte (sans pieds), un sac fourre-tout avec quelques cages (suffisamment pour anticiper les accrocs, nombreux en lac de barrage), quelques bas de ligne et, essentiels, un seau d’amorce déjà mouillée et les boîtes d’appâts et enfin une bourriche… inutile de s’encombrer plus que ça pour descendre sur des berges en général pentues, sableuses et instables. En pleine nature, certains accès peuvent mêler escalade et randonnée. Plus le niveau est bas, plus il faut marcher pour accéder au bord. Utilisez les sacs à bandoulière et les fourreaux à bretelles rembourrées à passer autour du torse. N’oubliez pas que quelques heures plus tard, il faudra évidemment tout remonter !

 

3 Trouver les spots

Un lac de plaine est en général peu profond, 5 à 6m maximum. Les gros poissons (brèmes, carpes) aiment se tenir à proximité du lit de la rivière qui coulait là jadis. Il faudra donc déterminer où il se trouve et s’en approcher. Dans les grands lacs profonds, dont les berges sont abruptes, on se concentre plutôt sur la thermocline, cette zone de transition thermique entre eaux de surface et eaux profondes. On trouve cette zone de confort (température médiane) surtout en été et en hiver, en gros à mi-profondeur (sur des lacs d’au moins 8m de fond). Au printemps et à l’automne, la température de l’eau est plus uniforme, il faut chercher des signes d’activité. En gros, un fond atteint en 10s de descente avec un feeder vide pesant 30g est un assez bon compromis de départ. Sinon cherchez les cassures, les poissons adorent.

 

4 Sonder avec précision

Au feeder, on pêche à l’horizontale, les aguichages se font en raclant le fond. Un petit sondeur électronique, style Deeper, aide à identifier nature du substrat et cassures permettant d’exploiter une large zone rapidement. Les poissons apparaissant sur l’écran du téléphone, il est alors facile de déterminer à quelle profondeur ils évoluent. Mais, dans le détail, le Deeper a bien sûr ses limites. Un plomb d’Arlesey ou une cage feeder permettent de finaliser le sondage en les traînant sur le fond pour détecter d’éventuels accrocs. Pour une sensibilité maximale, ce sondage s’effectue avec une tresse.

 

5 Eviter les carnassiers

Les brochets notamment n’hésitent pas à venir taper dans les boules de gardons présents sur un coup. Pour limiter tant que faire se peut leur impact, on peut jouer sur les compositions d’amorce. Un mélange qui ne travaille pas concentre les poissons sur le fond, évitant qu’ils gigotent dans la couche d’eau. Utilisez des cages fermées, type Open Window (Browning) ou des pole feeders entourés avec du chatterton afin de libérer le moins de particules possible à la descente. Il faut faire en sorte que la couleur de l’amorce soit proche de celle du fond. Ainsi, sur un tapis brun foncé voire noir, tous les poissons sont moins visibles. Attention avec les perches, elles aiment les vers de terre et le fouillis.

 

6 Bien s'installer

Lorsque l’ouvrage a vocation à produire de l’électricité, il faut garder à l’esprit que les niveaux peuvent varier rapidement. Il en va de même en cas de fortes pluies. Pêcher au feeder ne nécessite pas un grand nombre d’accessoires annexes et ne demande en fait que très peu de matériel dans l’environnement immédiat du poste de pêche. Le mieux est de s’installer assez haut sur pieds si vous disposez d’une station classique. Sur les bordures sableuses, enfoncez solidement les pieds afin de ne pas glisser vers l’avant. Avec un fauteuil de pêche, il ne faut pas hésiter à s’éloigner légèrement, en retrait de l’eau. Entreposer sacs et fourreaux un peu à l’écart et en hauteur est aussi une sage précaution.

 

7 Multiplier ses chances

Il faut essayer de pêcher deux coups, à deux distances ou profondeurs différentes. Sur les grandes étendues profondes, les poissons bougent sans cesse. Il n’est pas rare de prendre des gardons puis des brèmes dans 6m d’eau, sans enregistrer la moindre touche au bord pendant 2 ou 3h de pêche avant de réaliser une bourriche exceptionnelle de gardons à 10m! Noter les distances de pêche sur des piquets de mesure permet de passer d’un coup à l’autre. Amorcer copieusement le coup le plus proche avec une grosse cage permet de laisser le temps aux poissons de s’y installer tranquillement pendant que vous pêchez au large. Deux lignes prêtes apportent une bonne réactivité: le nylon pour les touches franches et d’éventuels gros poissons, la tresse pour les gardons et les brèmes tatillonnes.

 

8 Etre généreux

Le défi récurrent, c’est de garder les poissons actifs sur son coup. Des centaines d’individus vont alors dévorer particules d’amorces, esches, pinkies, gozzers, vers et fouillis. Il ne faut pas hésiter à charger des cages plus volumineuses dès que l’activité augmente et tenter les window feeders. Tronçons de vers de terre, maïs entier ou broyé et casters permettent de sélectionner peu à peu la taille des prises. Lorsque le fond est important, penser à noyer 3 ou 4 jours avant la sortie des pinkies et des gozzers. Ces appâts inertes ne sortiront pas des cages et resteront sur le fond, sans dévaler. En outre, les brèmes en raffolent. N’ayez pas peur de préparer 8 à 10l d’amorce. Avec un amorçage copieux en bordure et un rappel régulier entretenu pendant des heures, on finit le plus souvent à sec.

 

9 Ramener canne haute

Avec des fonds pentus, il peut être difficile de ramener des poissons, notamment les plus gros, qui vont racler la pente et s’engouffrer dans le moindre accroc. Pour limiter ce problème, on récupère canne haute, vers l’avant, pour décoller la ligne au maximum et faire lever le nez des poissons. N’ayez pas peur d’utiliser un fort bas de ligne pour les ramener avec autorité. Si le fond est dur et jonché de pierres, choisissez des feeders en plastique à grillage souple ou des cages ouvertes, en plastique aussi, qui décollent plus facilement que les métalliques, à proscrire ici. Utiliser de préférence un montage à plat. Avec une potence, le feeder traîne sous le poisson quand on le ramène, ce qui n’est pas sans danger au-dessus d’un fond accrocheur.

 

10 Prendre soin des poissons

Lorsque l’on pêche la bordure, relâcher les poissons au fur et à mesure aura un peu tendance à faire reculer voir fuir un banc tout entier. C’est d’autant plus sensible avec une espèce comme le carassin, par exemple. La bourriche est alors indispensable. Avec un niveau qui peut bouger à tout moment, mieux vaut s’équiper d’un modèle assez long, toujours plus de 3m. Si la bordure est peu profonde, tendez-la bien entre deux pics afin d’offrir une zone de confort optimale aux poissons. Il faut être prudent avec les individus ramenés rapidement des grandes profondeurs qui peuvent mal supporter une petite décompression. Mieux vaut relâcher ceux-là vite après une légère réoxygénation.

"Pour recevoir chaque semaine toutes les actus de la pêche, nos concours, nos bons plans, nos sorties vidéos, nos articles gratuits et bien plus encore... inscrivez-vous vite à notre Newsletter !"

Je m’inscris à la newsletter

Feeder

Magazine n°918 - novembre 2021

Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ?

Contactez le service client abonnements@info6tm.com - 01.40.05.23.15