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Pour bien s'équiper, aller à l'essentiel

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Pêcher au feeder peut ne demander qu’un minimum de matériel qui doit alors être très polyvalent et que, bien sûr, il faut savoir choisir.

Pour passer quelques moments agréables au bord de l’eau en pêchant au feeder, nul besoin, comme le font certains compétiteurs, d’embarquer une montagne de matériel. On peut très bien se contenter de l’essentiel, rien que l’essentiel !

S’assurer un minimum de confort est essentiel pour pêcher de longues heures avec efficacité.
Crédit photo : Jérémie Boissière

L'assise

Le feeder est une approche lente et statique, souvent longue, entre quatre et six heures au cours desquelles il faudra construire son coup patiemment, afin de mettre en confiance les poissons. L’assise doit donc être stable sans qu’il soit forcément nécessaire d’acquérir le modèle dernier cri. Même pour un pêcheur costaud (jusqu’à 1,90m - 95kg), une caisse classique avec pieds réglables, pour s’adapter au terrain (diamètre 25mm) est suffisante. Le diamètre 36 apportera plus de stabilité pour les gabarits les plus grands. Les stations de pêche du commerce, ayant une structure dite en H, permettent d’ôter le repose-pieds tout en restant fonctionnelles. Elles sont parfaites lorsque l’on cherche un produit évolutif et modulable. Mais au-dessus du lot, surpassant même les stations classiques, pensez au siège feeder ! Léger, peu encombrant, utilisable aussi pour d’autres activités (le camping, par exemple) et réglable, c’est l’idéal. À réserver néanmoins aux parcours ne nécessitant pas une trop grande amplitude dans les réglages de pieds.

Le bras feeder doit être solide et stable pour garantir une perception parfaite des touches.
Crédit photo : Jérémie Boissière

Le bras feeder

Pour bien soutenir la canne, un bon bras feeder doit être stable afin d’éliminer un maximum des vibrations parasitant la lecture des touches. Il doit aussi être réglable pour permettre de pêcher en eau morte, scion au ras de l’eau, comme en eau vive, canne haute. L’idéal est qu’il soit compact et puisse rester sur un pied de station une fois remballé. Une fixation en un seul point est suffisante à condition que l’attache sur le pied soit large et bien solide. La barre où repose la canne peut être vissée ou clipsée en bout. En forme de tulipe, elle sert à bloquer la canne pour les pêches en eau courante ou de carpes au method feeder. Les modèles lisses, longs et plats permettent, eux, des manœuvres d’aguichage en faisant glisser la canne sans la lever. S’il ne faut en choisir qu’une, optez pour une barre hybride, large, lisse, et terminée par un système de blocage (pli, ergot anti-éjection).

Peu importe le type, en forme de U ou de tulipe, le support arrière améliore la lecture des touches. S'en passer, notamment sur les pêches des plus gros poissons, est une erreur. 
Crédit photo : Jérémie Boissière

Le support arrière

Les pêches de gros poissons et de brèmes imposent parfois de maintenir la canne sur le support de longues minutes en attendant la touche. Poser le talon sur sa cuisse est une option pour les pêches rapides ou d’aguichage. Sinon, mieux vaut installer ce talon sur un support arrière fixe afin d’éliminer toute vibration de la ligne et tout mouvement intempestif pouvant mettre le montage en mouvement sur le fond. Il pourra être vissé directement sur un pied du milieu de la station ou, mieux, sur un support réglable donnant une marge de manœuvre plus importante.

La desserte en aluminium standard, en maille grillagée, sans pieds, est ce qu’il y a de plus économique. C’est un incontournable dans l’équipement de base du pêcheur au feeder.
Crédit photo : Jérémie Boissière

La desserte

Indispensable pour des raisons d’efficacité, d’ergonomie, et pour éviter le mal de dos, la desserte permet de disposer de tout à portée de mains. Installée à gauche si vous êtes droitier, elle doit recevoir un récipient d’amorce, une ou deux boîtes d’esches et une boîte à bas de ligne, c’est un minimum. Avec un peu d’organisation et un choix judicieux de ces récipients, une petite desserte, légère, et moins chère, suffit bien. Installée à l’avant de l’assise, elle doit être fixée à hauteur des genoux.

Les cannes de 3,60m en 2 brins d’action douce sont plus polyvalentes.
Crédit photo : Jérémie Boissière

Canne passe-partout

Quitte à ne choisir qu’une seule canne, optez pour une medium de 3,60m. Trop courte (3 à 3,30m), elle ne permettrait pas de pêcher à 60m et plus, du moins pas avec des feeders de grosse contenance. Trop longue en revanche, elle serait encombrante et peu précise pour des lancers courts à moins de 25m. Une puissance d’environ 60g permet de pêcher la carpe au method feeder à 65m mais aussi le gardon ou la brème à 20m. Seule obligation, posséder 2 ou 3 tailles de scions en carbone : 1oz pour les pêches au bord ou les poissons chipoteurs, 1,5oz pour les beaux poissons à 30m ou les pêches techniques à longue distance, et 2oz pour la carpe au method feeder, la présence d’un courant ou l’utilisation de feeders lourds. Une action progressive travaillera rapidement en pointe sur les petits poissons mais gardera une réserve de souplesse et de puissance importante lors d’un combat avec un beau poisson.

Le moulinet est un élément essentiel sur lequel il ne faut surtout pas lésiner. C’est là qu’il vaut mieux investir un peu, plutôt que dans une caisse dernier cri.
Crédit photo : Jérémie Boissière

Le moulinet

Taille 5000 et grosse bobine favorisent les lancers à longue distance tandis qu’une taille 3000 équilibre parfaitement une canne fine et courte: la taille 4000 coule donc de source, avec une bobine medium bien remplie qui permet de pratiquer à longue distance sans alourdir l’ensemble ni gêner pour rappeler régulièrement à moins de 30m. Il n’est pas si simple de vouloir pêcher un peu partout et tout type de poissons avec un seul moulinet et une seule bobine. La tresse, très raide, ne permet pas de pêcher carpes et gros poissons combatifs. Dans les eaux qui se réchauffent, le nylon n’aide pas à détecter les touches les plus discrètes à longue distance. Préférez néanmoins ce dernier, plus polyvalent pour les pêches courtes de plaquettes et de gardons, les gros poissons au method feeder ou les pêches à mi-distance de tout-venant.

Avec juste ces trois types de cages feeder, on peut quasiment pêcher partout. Il suffit simplement d’adapter leur poids en fonction de la vitesse du courant ou de la profondeur.
Crédit photo : Jérémie Boissière

Les feeders

Il est délicat de ne compter que sur un seul type de feeder. Avec une vingtaine de cages, on peut commencer à voyager. En fonction du parcours, du courant et du type de pêche, il faut disposer de modèles de 10 à 60g, de type missile ou classique mais aussi de method feeders. En étang, des feeder rockets de 20 et 30g ainsi que des cages classiques en plastique de 10 à 20g peuvent suffire pour pêcher de 10 à 70m. En fleuve et en rivière courante, un seul type (plombée latérale) convient, le poids étant à adapter au parcours.

Jérémie associe une agrafe carnassier et un émerillon rolling (VMC) n°32 pour la majorité de ses montages. Quelques stop-floats en plus suffisent à compléter sa boîte d’accessoires.
Crédit photo : Jérémie Boissière

Les accessoires

Dans une petite boîte, stockez de quoi faire vos montages les plus simples. Un montage à plat classique, stable sur le fond et peu sensible, peut très rapidement se transformer en un système plus technique comme un montage hélicoptère. Avec une pochette d’émerillons à agrafe, quelques stop-floats de taille medium et des micro-émerillons barils (n°32) vous disposez là largement de quoi réaliser la plupart de vos montages.

Bourriche et épuisette

Je ne considère pas la bourriche comme indispensable. Tous les poissons peuvent en effet être relâchés au fur et à mesure, surtout les plus gros qui ne s’en porteront que mieux. Mais en revanche, l’épuisette, elle, est essentielle, ne serait-ce que pour préserver son matériel. Les cannes feeder sont fines et, au-delà d’une certaine taille, il devient délicat de monter directement un poisson au tablier. Le manche (4,50m minimum) doit être rigide mais fin pour une question de poids et de prise en main.

 

Pour toutes les pêches classiques (tout-venant et à toutes distances), un bon 22/100 est idéal.
Crédit photo : Jérémie Boissière

Les hameçons

Pour le method feeder ou les esches artificielles, un hameçon à œillet permet de réaliser un montage au cheveu. Avec des esches naturelles, il faut adapter le poids et la finesse du fer pour ramener le poisson sans ouvrir l’hameçon. Trois références suffisent en fait : des circle hooks QM1 (Guru) pour pêcher au cheveu carpes et carassins, des hameçons à hampe droite et fine pour le gardon et les plaquettes sur bas de ligne fins, des R305 (Suehiro) et enfin des hameçons à ouverture large types MXB3 (Matrix) pour y piquer maïs, vers ou gozzers

 

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