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Bien installer sa sonde

Crédit photo Michel Tarragnat

Les sondes spéciales pour imagerie instantanée imposent des règles de fixation différentes des sondes classiques. Idéalement, c’est le mode d’utilisation principal, en action de pêche, qui devrait dicter le type d’installation à retenir.

LiveScope ou LiveVü (Garmin), Active Target ou LiveSight (Lowrance), Mega Live (Humminbird), toutes ces technologies d’imagerie instantanée ont en commun d’utiliser une sonde spéciale générant un faisceau plat qui peut être orienté vers le bas ou à l’horizontale. Concernant les modes de fixation de ces sondes, en gros, il en existe trois: sur le tableau arrière, sur perche ou sur le moteur électrique avant (sur le propulseur ou sur l’arbre).

La fixation sur le propulseur du moteur a le mérite de la simplicité et convient bien pour scanner à l’horizontale autour du bateau à la recherche des pélagiques.
Crédit photo : Michel Tarragnat

Quelle utilisation ?

Ils ne sont pas équivalents et peuvent entraîner des limitations dans l’utilisation de la sonde. Le choix doit donc tenir compte de la coque mais surtout de l’utilisation prévue, c’est-à-dire des modes de pêche envisagés. Les deux principaux sont la verticale, avec faisceau vers le bas, et la recherche des pélagiques, le faisceau étant horizontal. Les fixations fournies par les fabricants permettent de modifier cette orientation assez facilement, il n’y a pas à s’inquiéter. La fixation au bateau peut en revanche poser problème.

Le support de sonde Seelite a l’avantage de pouvoir se fixer sur le pont ou sur une platine coulissant dans un rail, mais il faudra le commander aux USA.
Crédit photo : Michel Tarragnat

Sur le tableau arrière

Mentionnons la possibilité de fixation sur le tableau arrière parce qu’elle existe mais, à notre connaissance, personne ne l’utilise car mis à part sa simplicité elle ne présente que des inconvénients. C’est une installation fixe (possibilités d’orientation restreintes) qui laisse la sonde dans l’eau en navigation (risque de choc). Elle pourrait avoir un sens pour un pêcheur qui ne pratiquerait qu’en verticale et dans l’hypothèse improbable où tout autre option d’installation serait impossible. En résumé, c’est faisable mais reconnaissons que c’est sans intérêt.

Les plus bricoleurs peuvent récupérer l’étrier et l’axe d’un vieux moteur électrique, solution économique et robuste mais qui ne convient pas à tous les plats-bords.
Crédit photo : Michel Tarragnat

Sur le moteur électrique

Fixer sur le moteur électrique, c’est la solution de simplicité, adoptée par de nombreux utilisateurs. On oriente le faisceau en faisant tourner le moteur ce qui, en mode horizontal, permet de balayer autour du bateau sans lâcher la canne. Inconvénient: la vocation première du moteur étant de contrôler la direction du bateau, si par temps calme faire des balayages rapides droite-gauche en permanence ne pose pas de problèmes (si ce n’est une usure accélérée du système de direction), par vent soutenu c’est une autre histoire et la trajectoire du bateau peut devenir chaotique. Ce mode de fixation est en fait peu adapté à une utilisation en verticale. La sonde étant située dans l’axe du bateau, il est plus difficile de voir son leurre puisque le faisceau est étroit latéralement. En outre, en mode autopilot, les corrections fréquentes du moteur font tourner le faisceau, on perd le leurre de vue très souvent. Ce type de fixation est donc assez bien adapté à la pêche des pélagiques mais peu performant pour la verticale. Selon le type de moteur, on peut fixer la sonde sur l’arbre (modèle à déploiement en compas, type FW, Ultrex, Force, Ghost, etc.) ou sur le propulseur (arbre coulissant dans un servomoteur, type Terrova, Ulterra, XI5, etc.). La sonde peut être fixée à droite ou à gauche de l’arbre, ce choix n’est pas anodin. Car la fixation n’est pas droite mais inclinée de 8° afin que le faisceau ne soit pas obstrué par le propulseur situé juste dessous. Cette inclinaison fait qu’en verticale, il sera plus facile de repérer son leurre du côté vers lequel le faisceau est incliné que de l’autre côté. Tenez-en compte selon que vous verticalisez plutôt à droite ou à gauche du moteur.

Le système de perche allemand KED, alias «la grosse Bertha», indestructible à défaut d’être très esthétique, offre différentes fixations dont un étrier à large écartement.
Crédit photo : Michel Tarragnat

Fixation sur perche

Avec une perche, on entre dans le bidouillage car les fabricants ne commercialisent pas de système de fixation autonome. Navicom vient néanmoins d’en sortir un et vend aussi des bases de moteur électrique Endura étrier + arbre qui peuvent convenir. Il faut donc bricoler soi-même un système ou se tourner vers des marques indépendantes (voir encadré). On commence à en trouver car ce mode de fixation est le plus performant en action de pêche. La fixation sur perche permet de placer la sonde exactement là où l’on veut sur le bateau pour obtenir une couverture optimale selon la technique pratiquée. Elle permet également d’incliner la sonde vers l’intérieur (sous le bateau donc) ou vers l’extérieur, pour compenser une dérive latérale faisant sortir le leurre du faisceau. Elle est indépendante des mouvements du moteur électrique (parfait pour la verticale) et peut pivoter à 360° pour un balayage optimal en mode pélagique.

Un grand cocorico pour le système français OFB, simple et abordable. Son point faible est que le serrage sur boule n’est pas assez puissant pour bien maintenir la perche au-delà de 3km/h.
Crédit photo : Michel Tarragnat

En revanche, il faut la tourner à la main quoiqu’il existe des modèles motorisés à pédale ou télécommande. Le mode de fixation de ces perches varie selon les coques: étrier pour plat-bord, potence à fixer sur le pont, systèmes à boules, etc. Pour ce qui est de l’emplacement de la perche, la règle est la suivante : le plus possible vers l’avant pour les pélagiques (afin que le faisceau ne soit pas occulté par la coque quand il pivote), vers le milieu ou l’arrière pour la verticale, le pêcheur restant vers l’avant. On compense ainsi le fait que le leurre est décalé vers l’arrière par la pression de l’eau sur la ligne. Noter que pour la sonde Garmin Livescope, on trouve en option une fixation droite sans le fameux angle de 8° (réf. 010-12676-15), ce qui permet d’avoir une sonde parfaitement alignée sur la perche.

L’accessoire optionnel zéro angle pour sonde Garmin LiveScope permet de s’affranchir du déport de 8° de la fixation d’origine. La sonde est donc bien alignée sur la perche, idéal pour la verticale
Crédit photo : Michel Tarragnat

Perches : quelques références

 

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