Publicité

Edito du mois de mai

0
0 avis
ESPRIT ES-TU LA ?

Mai marque le vrai début de la saison de pêche des carnassiers, permettant de retrouver enfin la plénitude de nos moyens. Sans aucun doute, cette ouverture-là est-elle moins chargée d'histoire et de symbole que celle qui voit, en mars, les pêcheurs de truite retrouver leurs belles rivières après une période d'abstinence. Six mois de privation, c'est d'un pénible... Fort heureusement, la punition est moins sévère pour les fans de brochets. Il y a aussi dans l'ouverture de la truite, une antériorité, une sacralisation de l'évènement que confirme la ferveur incomparable qui précède et accompagne cette journée et que l'on ne ressent pas tout à fait le 1er mai. D'autant que dans certains départements, comme le Cantal par exemple, la pêche est restée autorisée. Tout ça pour convenir que la frustration ressentie par les pêcheurs de carnassiers, depuis la fin janvier, certes bien réelle, est loin d'être aussi prégnante que celle que doivent subir ces malheureux truiteux ! Il n'empêche, ne boudons pas notre plaisir : c'est maintenant que la saison des carnassiers redémarre vraiment et il est bien naturel de trouver cela très excitant !

Mais si ce numéro est placé, sans surprise, sous le signe de l'ouverture, c'est également parce que ce mot recouvre à mes yeux bien d'autres significations comme la curiosité, l'humilité, la tolérance. il est en phase, en accord parfait avec cet esprit, dont je vous entretenais ici même à propos de notre numéro 800, cette manière d'observer et de commenter les choses de la pêche qui est la colonne vertébrale de notre magazine. Ça ne date pas d'hier, vos nombreux courriers démontrent mois après mois (pour certains je peux même dire année après année), que nous n'avons peut-être pas tout à fait tort.

Voilà pourquoi nous vous présentons, dans les pages qui suivent, Olivier Irailles que Michel Tarragnat a accompagné sur son fleuve fétiche, l'Hérault. Le message que nous délivre ce talentueux pêcheur est limpide, empreint de simplicité et d'authenticité. Cela va du choix de ses leurres (à propos duquel on sent bien que le bonhomme a eu vite fait de chasser la tentation du superflu, allant à l'essentiel) à celui assumé de viser tous les carnassiers sans exclusive, se concentrant sur ceux qui, au jour dit, semblent vouloir se joindre à la fête. Pas de préférence, pas de poisson "noble", aucun relent de snobisme mais le plaisir sans cesse renouvelé de la pêche. Que voulez-vous, non, on aime ça !

Dans un registre assez proche, comment ne pas se réjouir également de voir un pêcheur surdoué comme Ryusuke Hayashi faire assaut d'humilité en rencontrant Wim Van de Velde, grand spécialiste de la verticale. Parce que le sandre, en eau profonde, ce n'est pas précisément sa tasse de saké à notre ami nippon... ni mauvais (désolé, je n'ai pas pu m'empêcher). Mais il tenait absolument à voir, analyser, comprendre comment s'articule cette belle mécanique qui le indissociablement pêcheur, leurre, sondeur et bateau dans ce type de pêche si particulier.

Avec un bon professeur, un bon élève apprend vite et Ryu, enthousiasmé, est revenu tout seul, quelques jours plus tard, sur les mêmes spots. Et il a fait un carton de sandres ! On me permettra néanmoins, à son propos, une petite réserve. Je sais que son métier de photographe l'amène à fréquenter régulièrement le monde de la mode et de la haute couture. Mais notre reportage a hélas montré qu'il pouvait n'éprouver aucun scrupule à délaisser des collègues de travail comme Naomi Campbell ou Laetitia Casta pour passer la journée sur un bateau de pêche avec des types comme David Gauduchon et Wim Van de Velde. un brin snob, en fait, ce Ryusuke...

PASCAL BACOUX

0 avis
Commenter
0
Inscription

les news

Pages

Rendez-vous

< juillet 2020 >
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
29 30 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31 1 2
Tout voir

Facebook / rejoignez-nous !

La boutique

Newsletter

bloc-newsletter-ppo.jpg