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Toc-nymphe : trouver la bonne

Crédit photo Marc Delacoste

Les petites nymphes artificielles sont de plus en plus utilisées par les pêcheurs au toc. Mais on le sait, il en existe une infinité de modèles. De quoi se sentir parfois un petit peu perdu au moment du choix. Mais pas de panique car quelques règles simples permettent de s’y retrouver très vite, très facilement. 

Les modèles de nymphes sont plus nombreux que les écailles sur la peau d’une truite ! C’est dire si le choix peut être difficile lorsqu’il faut constituer sa boîte ou en fixer une sur son bas de ligne. Et ça l’est d’autant plus pour les pêcheurs au toc qui découvrent peu à peu cette approche. Avant toute chose, il convient de bien comprendre les raisons qui font qu’une truite accepte (ou pas…) une nymphe. Principalement, cela dépend de son apparence et de la manière dont elle évolue dans l’eau.

Corps rouge et noir, bille argentée… Un montage qui fait la part belle aux contrastes des couleurs.
Crédit photo : Marc Delacoste

Des critères simples

Concernant l’apparence, les critères sont bien connus : taille, forme générale, teinte d’ensemble et couleur. La question de la taille suit des règles classiques, semblables à celles que l’on respecte avec les appâts. À savoir que les nymphes doivent être d’autant plus petites que la saison avance, que les niveaux sont bas et que l’eau est réchauffée. On n’utilise donc les grosses nymphes (hameçon n° 8 à 12) qu’en début de saison et par eau forte. Les plus petites (n° 16 voire 18), surtout si elles sont légères, ne peuvent se lancer sans lest additionnel. Chez les moucheurs, c’est la soie qui remplit ce rôle. Au toc-nymphe, on utilise un montage à deux nymphes, la plus petite étant fixée en potence, et une nymphe un peu plus lourde en pointe, qui sert donc de lest additionnel mais pêche également. La forme générale, allongée, plus ou moins fine ou trapue, reprend celle des nymphes et larves naturelles qui constituent la base de l’alimentation des truites. L’abdomen est généralement plus fin que le thorax, plus marqué et plus sombre pour ressembler à une larve d’éphémère, mais c’est loin d’être une obligation.

Les veines de courant rapide nécessitent des nymphes de densité élevée. Cette dernière donnée est bien plus importante à prendre en compte pour pêcher creux que le simple poids de l’imitation.
Crédit photo : Marc Delacoste

Claire ou foncée ?

Quant à la teinte, on a tout intérêt à la faire coïncider avec celle de la rivière : nymphes claires (jaunâtre, beige) dans les rivières à fond clair et inversement. Les teintes moyennes (verdâtre, gris, brun clair) sont, elles, un peu passe-partout. De mon point de vue, la couleur n’a pas une énorme importance et je préfère raisonner en matière de teinte d’ensemble. Mais il ne faut pas négliger le principe d’association de couleurs, créant des contrastes, qui renforcent la visibilité et donc l’attractivité. Cela peut se faire sur la base de nuances identiques, en associant du clair et du sombre, ou très différentes, noir-rouge ou vert-noir, par exemple. Le cerclage du corps est aussi un bon moyen de créer un contraste et une impression de vie.

Certains modèles de nymphes sont très imitatifs. C’est le cas de cette belle imitation de porte-bois, par exemple.
Crédit photo : Marc Delacoste

L'évolution

Enfin, il ne faut pas oublier l’ajout de touches de couleurs vives et flashy, très intéressantes dans les eaux teintées, mais pas seulement (voir encadré). La question de l’apparence des nymphes est donc assez simple et suit des règles relativement classiques qui ne dérouteront ni un pêcheur au toc ni un moucheur. Mais la gestion de l’évolution de la nymphe dans l’eau, elle, est plus subtile. Elle dépend à la fois de notre capacité à bien la présenter, sans dragage et au bon niveau. Ce dernier point découle en partie de son poids mais aussi, détail trop souvent négligé, de sa densité. Des nymphes de poids identique mais de densités différentes ne vont pas du tout évoluer de la même manière. Nous n’utilisons pas ici de plombée additionnelle, c’est la nymphe elle-même qui est lestée, contrairement au toc classique où l’appât conserve une liberté qui va participer bien évidemment de son attractivité.

Les corps lisses sont intéressants sur les plus petites nymphes pour compenser un manque de densité certain.
Crédit photo : Marc Delacoste

Plus ou moins vite

Une nymphe dense perce facilement la surface et descend rapidement vers le fond. C’est utile pour pêcher les courants rapides et profonds. À l’inverse, les nymphes peu denses sont intéressantes pour les courants moyens où elles descendent moins rapidement, se présentent mieux et favorisent les dérives plus longues. La nature du corps est l’un des points clés déterminant cette densité (voir encadré). Les modèles à corps ébouriffé conviennent ainsi pour les courants moyens et lorsque l’on souhaite une descente progressive vers le fond. Une imitation à corps lisse, à l’opposé, va pouvoir descendre rapidement. L’ajout d’appendices (hackles de coq, culs de canard) augmente le volume et réduit la densité. C’est intéressant sur les nymphes lourdes utilisées pour prospecter les longs courants moyens, en début de saison. Ou bien encore pour descendre moins vite de manière à allonger la présence dans le champ visuel des poissons lorsque l’on prospecte les devants de caches, par exemple.

Les nymphes à corps ébouriffé, peu denses, favorisent les dérives dans les veines molles de début de saison.
Crédit photo : Marc Delacoste

Tungstène ou laiton

Bien sûr, la nature de la bille utilisée pour lester une nymphe compte également, sachant que le tungstène est plus dense que le laiton. Concernant le poids, on se base sur la taille et la nature de la bille : lourde au delà de 3,8 mm, légère en dessous de 2,8 mm. Mais on n’oubliera pas de toujours considérer à la fois le poids et la densité au moment du choix. Les truites peuvent se montrer très exigeantes sur le niveau de présentation : ras du fond, juste au-dessus, franchement décollé, etc. Et donc s’il est important que sa boîte soit bien remplie, c’est plus en variant les grammages et les densités plutôt qu’en multipliant les types de modèles. C’est vraiment fondamental. On n’en prend pleinement conscience que lorsque, après avoir peigné une veine d’eau, on recommence avec un même modèle, mais monté avec une bille de 3/10 de millimètre en plus ou en moins, et que la touche survient aussitôt !

Les truites acceptent volontiers des nymphes de belle taille en tout début de saison, mais beaucoup moins ensuite, au fur et à mesure que les débits vont faiblir et les eaux se réchauffer.
Crédit photo : Marc Delacoste

Poissons bonus

Tout comme il arrive régulièrement, après avoir pris quelques belles truites dans un courant, d’en reprendre malgré tout quelques-unes en le prospectant de nouveau, mais avec une nymphe un peu plus ou un peu moins lourde cette fois-ci, ou bien d’une densité nettement différente.


Le poids des billes

Passer des plombées toc aux nymphes lestées par des billes oblige à revoir ses référentiels. Voici, à titre indicatif, le poids de billes tungstène percées (variable d’un fabricant à l’autre). La dernière ligne donne la correspondance en plombs, sachant qu’une nymphe lestée, surtout si elle est dense, descend plus rapidement qu’une plombée équivalente de plusieurs plombs

Diamètre 2,5 mm 2,8 mm 3,0 mm 3,3 mm 3,5 mm 3,8 mm 4,0 mm
Poids 0,11 g 0,15 g 0,21 g 0,25 g 0,32 g 0,40 g 0,44 g
Plomb 1 x n°6 2 x n°8 3 x n°8 3 x n°7 3 x n°6 3 x n°5 4 x n°6

 

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Magazine n°911 - avril 2021

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