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Les 4 montages de bases

Crédit photo Jérémie Boissière

Pour Jérémie Boissière, bien connaître, bien réaliser et utiliser à bon escient les quatre montages qui sont à la base de quasiment toutes les pêches au feeder, permet de faire face à la majorité des situations que l’on peut rencontrer au bord de l’eau. Il nous présente ces quatre montages essentiels par le menu détail.

1 Le montage à plat

Appelé aussi montage ultimate, il est logique de s’attarder au montage à plat en tout premier lieu car il est le plus simple à réaliser. Il demande peu d’accessoires et permet au débutant de pêcher partout et dans toutes les conditions avec peu de risques d’emmêlement.

Attention au vrillage

Le montage à plat est composé de deux stop-floats pour le blocage du feeder, l’un servant à protéger le nœud le raccord de la vrille recevant le bas de ligne, l’autre à bloquer la course du feeder (montage auto-ferrant si l’écart entre les deux stop-floats est court). Une agrafe, sur laquelle on installe le feeder, coulisse entre ces deux stop-floats. L’émerillon joue un rôle essentiel pour limiter le vrillage du bas de ligne lorsque l’on pêche à l’asticot, deux larves sur un hameçon provoquant un effet d’hélice redoutable. Ce montage est bien utile sur les pêches de gros poissons, carpes, carassins et parfois brèmes lorsqu’elles sont très mordeuses. Il se plaque parfaitement sur le fond et est donc très stable. Il convient bien aux pêches en rivière. Le bas de ligne s’étale toujours bien dans le prolongement du corps de ligne et, à la touche, le poisson se retrouve immédiatement en contact avec le scion. Le stop-float placé en amont du montage peut être réglé plus ou moins près du feeder afin de limiter ou au contraire d’augmenter le caractère auto-ferrant du montage.

Très polyvalent

Ce montage présente aussi l’avantage de tolérer l’utilisation de bas de ligne très courts, sans risque d’emmêlement. On peut donc l’utiliser avec tous les types de feeders et rapprocher au maximum hameçon et cage afin de cibler en priorité les poissons les plus gourmands, les plus gros le plus souvent. Réduire au maximum la taille des accessoires (stop-floats, émerillon, etc.) permet de s’attaquer aux pêches rapides de petits poissons en bordure ou de gardons en lac de barrage, par exemple. C’est le montage de base, polyvalent par excellence.

2 Le montage hélicoptère

Le montage hélicoptère est une sorte de montage hybride mais pas forcément plus compliqué. Ici aussi, deux stop-floats (les plus petits et les plus légers possible), un émerillon rolling et une agrafe démontable, en lieu et place de l’émerillon agrafe du montage précédent, et un second petit rolling sont nécessaires.

Deux modes possibles

Tout son intérêt réside dans le fait qu’il est possible de l’utiliser en mode potence ou en montage à plat en changeant l’agrafe de place (c’est à éviter néanmoins en cas de pêche de très gros poissons si les accessoires utilisés sont vraiment très petits). En mode potence, l’émerillon rolling, placé entre les deux stop-floats, reçoit le bas de ligne. On appelle alors ce montage hélicoptère car le bas de ligne peut tourner librement autour du corps de ligne, éliminant ainsi tout risque de vrillage et d’emmêlement. Ce cas de figure est destiné aux pêches techniques de petits et beaux poissons et de préférence en absence de courant. Il est adapté également aux pêches à longue distance. Lorsque les poissons se déplacent et mordent entre deux eaux, allonger le bas de ligne jusqu’à 1 m voire 1,20 m permet de bien exploiter toute la couche d’eau en souplesse. Plus la vrille servant de potence est longue, plus la sensibilité générale de l’ensemble est importante. Ce montage est idéal pour les pêches de plaquettes, de gardons et de poissons moyens et assez techniques comme les brèmes. Le montage hélicoptère offre la particularité d’être évolutif en cours de pêche permettant d’utiliser deux configurations avec une seule et même canne.

3 La potence coulissante

Le montage en potence coulissante est en fait très similaire au montage à plat avec, en lieu et place de l’émerillon agrafe, une potence coulissante. Il a été mis au point par les pêcheurs de compétition, qui devaient s’adapter au règlement leur interdisant de bloquer la course du feeder (NDLR : il s’agissait d’éviter qu’en cas de rupture de la ligne, le poisson libéré ait à remorquer le feeder).

Plus sensible

À mi-chemin entre les montages hélicoptère et à plat, ce montage permet de gagner en sensibilité quand on est sur des pêches de beaux poissons en rivière. Il met en jeu un stop-float (avec deux, il devient auto-ferrant si ces deux stop-floats ne sont pas trop éloignés sur le montage), une potence préalablement montée et un émerillon rolling ou une attache rapide en terminaison pour raccorder le bas de ligne. Il est excellent pour affronter les pêches de belles brèmes ou de carassins, en eaux calmes ou courantes.

Anti-tangle

La potence rigide et coulissante sert d’anti-emmêleur en écartant la ligne du feeder et plaque le montage sur le fond. Ce montage sensible permet toutefois de réaliser des pêches assez fortes. Les longueurs des potences coulissantes disponibles dans le commerce sont standardidées, étant souvent de 3, 6 ou 9 cm. Les plus courtes sont utiles en lac pour cibler les grosses brèmes tatillonnes. Les pêcheurs les plus méticuleux aiment néanmoins les réaliser eux-mêmes.

4 La potence fixe

En hiver, les eaux se rafraîchissent et les poissons, moins actifs, ne se laissent plus berner par des montages grossiers et des nylons trop épais. Il faut donc affiner. Une canne light, un scion fin de 0,5oz et une tresse fine dans le moulinet, c’est une bonne base pour réaliser un montage extrêmement minimaliste. En bout de tresse, une tête de ligne de 50 cm à 1 m en nylon de 22/100 est terminée par un émerillon agrafe classique. Au-dessus, trois nœuds sont réalisés tous les 10cm. Le bas de ligne est alors raccordé boucle dans boucle directement sur la ligne, bloqué vers le bas par l’un de ces trois nœuds, au choix, ce qui est une façon de régler la longueur de la potence. Celle-ci est d’ailleurs légère et souple.

En douceur

Les plus petits gardonneaux et les ablettes ne sauront résister à cette présentation naturelle. Mais attention au ferrage, la tresse n’ayant aucune élasticité. Une simple prise de contact avec un mouvement de poignet permet de ne pas casser le bas de ligne fin qui termine le montage. On privilégie ici les plus petits feeders, rockets en taille mini ou cages métalliques classiques de très petite contenance.


Crédit photo : Jérémie Boissière

 

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