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Ouverture : le témoignage de Laurent Petit

Crédit photo BSM
C'est le dossier du mois dans Brochet Sandre Magazine : l'ouverture de la pêche du brochet en 2ème catégorie. A travers leurs témoignages, quatre grands noms de la pêche nous donnent leurs conseils pour le jour J et pour tout le début de saison qui nous mènera jusqu'à l'été.

1 Alain Maragou et Nicolas Delabarre : "A deux, c'est mieux"
2 Nicolas Doudeuil : "Je vise les grands brochets du fleuve"
3 Valentin Bernichon : "une chouette période pour la mouche"
4 Laurent Petit : "en surface, tout est possible"

Laurent Petit : "en surface, tout est possible"

Comment prépares-tu ton ouverture Laurent ?
Laurent Petit 
: Je « prospecte » avant l’heure ! Je passe beaucoup de temps à observer mes secteurs de pêche en notant les éventuelles modifications que mes postes ont subies au cours de l’hiver : un arbre tombé dans l’eau, une berge qui s’est affaissée, une barque qui a coulé… J’en profite pour découvrir de nouveaux étangs ou secteurs de rivière que je n’ai pas eu l’occasion de pêcher. Chaque début de saison est différent. Je note l’évolution de la végétation plus ou moins précoce. Mais c’est surtout la température de l’eau à laquelle je suis très attentif. Le pire scénario demeure ces sauts de températures auxquels nous sommes de plus en plus confrontés. Ces variations fortes perturbent le comportement de nos carnassiers. Les brochets fraient mi-mars chez moi, la perche suit courant avril. L’idéal est quand la température se stabilise entre 12 et 15 degrés, au moins 10 à 15 jours. Les carnasssiers sont alors sur « on ».

Le printemps est une bonne période pour le leurre de surface.
Crédit photo : BSM

Quelles espèces recherches-tu en priorité et comment ?
L.P
. : Le brochet, la perche et, plus tard en saison, le black-bass sont mes partenaires de jeu favoris. Autour de Vitry-sur-Seine, dans le Val de Marne, là où j’habite, nous avons la chance d’avoir de nombreux étangs bien gérés et faciles d’accès. Je salue au passage le travail de nos associations qui font un bon boulot. J’ai moi-même décidé de m’y investir car « on a la pêche que l’on mérite ». Je pêche beaucoup du bord et en wading. J’ai découvert l’an dernier des étangs près de l’Yonne que je prospecte en float-tube du fait de leurs berges encombrées. De nouveaux horizons !

Quelles sont tes résolutions pour ce début de saison ?
L.P.
: Mon approche sera la même que l’an passé sauf conditions météo catastrophiques. Je privilégie les pêches de surface notamment à la « frog », une technique que j’éprouve depuis quelques temps déjà. En 2021, j’ai fait deux brochets le jour de l’ouverture et une semaine après, un magnifique 118 cm qui m’a donné du fil à retordre en float-tube.

Un joli bec, emmailloté comme il se doit
Crédit photo : BSM

Bravo ! Pourquoi une imitation de grenouille ?
L.P.
: Dès le mois de mars, les têtards grouillent, le long des bordures. Les bass en savent quelque chose. J’avais observé à de nombreuses reprises les brochets chasser dans les grenouilles qui sont alors matures début mai. De là à essayer de les leurrer avec une imitation… La « Bubble Frog 70 F » de chez Sakura avec son appendice articulé m’a permis d’enregistrer des résultats immédiats.

Ce leurre est armé d’un hameçon double anti-herbe, n’enregistres-tu pas trop de loupés au ferrage ?
L.P
. : En fait, tout est question de vitesse de récupération. Le brochet n’est pas le plus adroit des prédateurs en surface. Il faut lui laisser le temps d’ajuster son tir. Une animation trop rapide déclenche des attaques mais autant de ratés, surtout lorsqu’il prend le leurre par en dessous. Il faut donc ralentir la cadence et multiplier les pauses plus ou moins longues. L’attaque survient parfois après quelques secondes d’animation. Il faut ensuite une canne d’action et de puissance adaptée, type Heavy (10/40 g), pour assurer un ferrage efficace. Cette dimension de pêche à vue procure des sensations fortes. Elle est, à mes yeux, celle qui offre les plus beaux souvenirs.

Pêcher à la frog est un exercice excitant.
Crédit photo : BSM

Es-tu plutôt fluoro ou acier ?
L.P
. : Pour mes leurres de surface et ma pêche au swim aussi, j’utilise un acier souple d’une résistance de 9K. Les gros diamètres de fluoro handicapent la nage de ce type de leurres.

Recherches-tu aussi la perche en surface ?
L.P
. : Il fut un temps où je m’étais spécialisé dans la pêche des grosses perches au stickbait. Mais, depuis quelque temps, leur population semble avoir régressé au profit de celle du brochet. Avec une canne spinning de puissance L ou ML, une tresse en 10 centièmes et un moulinet 2000, j’ai aussi pris de nombreux brochets par « accident ». Sur ce type de matériel léger, un brochet de 70 cm vous procure de sacrées émotions. C’est le plaisir qui me guide avant tout.

Et quand les brochets ne veulent décidément pas jouer en surface, quels sont les leurres que l’on trouve dans ta boîte ?
L. P
. : J’aime beaucoup le chatterbait monté avec un shad pour sa polyvalence et sa capacité à se jouer des postes encombrés. Ensuite j’utilise toute une gamme de gros swims ainsi que des leurres de subsurface, les Naja Sub en 65 et 85 mm par exemple ou le Mister Joe qui est très polyvalent dans la taille 85 mm.

Récupération lente et matériel adapté, la bonne combinaison pour ferrer les brochets
Crédit photo : BSM

Les pêches de surface t’amènent-elles à reconsidérer plus largement ta pratique ?
L.P.
: Quand on y a goûté et qu’on enregistre régulièrement des résultats, il est difficile de faire marche arrière. Depuis 3 ans, j’ai été naturellement amené à m’intéresser à la pêche au streamer. C’est une technique très complémentaire qui induit d’autres sensations.

Le mot de la fin ?
L.P.
: Trop de pêcheurs sous-estiment les pêches de surface qui sont pourtant ludiques et efficaces. Je leur conseille vraiment de dépasser leurs réticences à condition d’avoir un bon cœur !

A chaque espèce son matériel

Laurent est pro staff chez Sakura depuis une dizaine d’années.

■ Pour la pêche à la frog et au chatterbait :
• Côté canne : casting cdpm 721h (en 10,5-42 g) ou l’Iconic 742 h (en 10-42 g)
• Côté moulinet : Wombat 72 avec une tresse Sensibraid4 brins en 18/100
■ Pour la pêche au swim :
• Speciz pike game 742xh (14-70 g)
• Wombat 65 et une tresse en 4 brins sensibraid en 27/100.
■ Pour la pêche au stickbait :
• Speciz 782L perche game (en 1/7 g).
• Lomax h en 2500 une tresse sensibraid 8 brins en 10/100.
• Iconic 682 ML (en 3/10,5 g) avec le même moulinet et la même tresse.

À noter : Laurent utilise donc le fluorocarbone Sakura en 39/100 avec un avançon acier sleevé (9 kg) pour la frog et le swim. En 35/100 avec
un acier de 4,5 kg pour le spinning. Un fluorocarbone en 25/100 pour la perche.

■ La boîte à leurres pour l’ouverture
• Bubble Frog 70 F (70 mm, 19,5 g)
• Swinger Chatterbait 1 oz (28 g)
• Swimbait S-Shiner 170 S-190S
• Naja sub 65 et 85 cm
• Mister Joe uniquement 80 cm


Crédit photo : BSM

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Magazine n°128 - Mai & juin 2022

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