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Comment choisir le moteur de son bateau de pêche ?

Sans parler d’art de vivre, la pêche en bateau tente un nombre sans cesse croissant de pêcheurs. La berge d’en face vous appelle, le fleuve à proximité n’a pas d’accès du bord, ou vous avez décidé de passer à la vitesse supérieure ? Bref, vous avez décidé de vous lancer et d’acheter un bateau. Le choix de la motorisation est un aspect fondamental dans votre achat. Elle dépendra de votre coque, de vos besoins et des moyens que vous êtes prêt à y consacrer. Petit tour d’horizon avant de vous jeter à l’eau…

Le premier élément à considérer est l’utilisation que vous allez faire de votre bateau. Il paraît évident que vous ne choisirez pas la même embarcation et conséquemment la même motorisation si vous souhaitez pêcher juste le petit lac à côté de chez vous où la navigation au moteur thermique est interdite, que si vous avez l’intention de pêcher tous les grands biotopes d’Europe ! Votre coque et, donc, votre motorisation doivent être adaptées aux milieux dans lesquels vous souhaitez vous rendre. Dans les cas où votre secteur interdit la navigation au moteur thermique, une propulsion électrique peut suffire si vous n’avez pas l’intention d’aller ailleurs. La puissance d’un moteur électrique se calcule en livres (lbs). Pour nos bateaux de pêche elle est généralement comprise entre 20 et 120 lbs (12 à 36 volts). Comme pour les moteurs thermiques, je vous conseille de voir toujours plus grand. Qui peut le plus peut le moins… Évidemment, plus votre bateau sera grand et lourd et plus votre moteur devra être puissant. Si pour une petite coque roto moulée de 70 kg un moteur arrière de 30 lbs peut suffire, il faudra passer en 80 lbs au moins pour une embarcation pontée de 4,50 m. Si vos moyens le permettent, une motorisation arrière couplée à un moteur avant vous donnera de la vitesse et du confort de pêche.

Les barques en bois sont équipées de petits moteurs pour une navigation lente.
Crédit photo : Arnaud Brière

Plomb ou lithium

Comptez qu’avec deux 80 lbs avant et arrière sur un bateau de pêche bien équipé, vous aurez du mal à dépasser les 6-8 km/h. Dans le cas de la motorisation électrique, ce sont vos batteries rechargeables qui alimenteront votre propulsion. Deux choix s’offrent à vous aujourd’hui : les batteries au plomb ou les batteries lithium. Ces dernières sont quatre fois plus légères et offrent des autonomies et des durées de vie très supérieures. Mais elles sont très chères à l’achat. Comptez entre 1 000 et 3000 € pour une bonne batterie lithium (aux normes CE) avec son chargeur. Les batteries au plomb, elles, sont lourdes et offrent des autonomies plus réduites. Mais elles sont aussi beaucoup plus abordables. Avec une bonne batterie à décharge lente, vous aurez une autonomie largement suffisante pour une journée de pêche à un prix inférieur à 300 €. Avec un bon chargeur, elle pourra durer plusieurs années (batterie optima + chargeur C-tek par exemple).

La puissance de la motorisation doit être adaptée à la taille de la coque.
Crédit photo : Arnaud Brière

Thermique : puissance et vitesse de déplacement

Avant de parler thermique, n’oubliez pas qu’au-dessus de 6 ch, vous devrez être en possession du permis fluvial. Cela étant dit, la puissance thermique de votre moteur devra être adaptée à votre bateau. Pour bien motoriser un bateau, il est essentiel de prendre sa longueur et son poids total (bateau + passagers + équipement) en compte. Pour les petites motorisations qui permettent simplement un déplacement lent, les puissances 6 et 8 font bien le boulot. Mon conseil ? Privilégiez les bicylindres, moins bruyants, moins gourmands en sans-plomb, et bien plus résistants dans le temps. Ils sont cependant plus chers et beaucoup plus lourds. Si votre bateau est censé aller vite, alors les puissances adéquates sont préconisées par le constructeur. Dans l’absolu, je dirais qu’il faut toujours choisir la fourchette ou la motorisation haute. Un bateau sous-motorisé déjauge mal. De même, une coque qui « s’envole » bien avec 30 ch et un pêcheur à bord aura peut-être beaucoup plus de mal à le faire avec trois pêcheurs et tout le matériel qui va avec. De plus, un moteur qui « peine » consommera bien plus qu’un autre plus puissant. Ainsi, un 40  ch à 5600 tours consommera plus qu’un « 50 » à 4500 tours… à vitesse égale. Si vous en êtes encore au choix du bateau, pensez que plus votre coque sera grosse, plus le moteur sera à l’avenant. Et plus vous montez en puissance, plus les budgets essence et entretien seront importants.

Motorisation thermique arrière et électrique avant pour un maximum de confort de navigation.
Crédit photo : Arnaud Brière

Un bateau bien motorisé est un bateau bien réglé

La motorisation dépendra grandement de vos besoins. Si vous avez des déplacements importants à faire (grands lacs alpins, gros fleuves, grands lacs étrangers), il faudra regarder vers des puissances assez importantes (à partir de 50  ch). Si vous pêchez des petits milieux, cela sera sans doute moins vrai. Regardez également la facilité de mise à l’eau. Un bass-boat de 2 tonnes ne se met pas à l’eau sur un talus… Pour résumer, une petite puissance vous coûtera beaucoup moins cher à l’achat et en fonctionnement. Elle est légère et permet de se faufiler partout. Une grosse puissance coûte beaucoup plus cher mais elle permet d’aller vite et de naviguer en toute sécurité, car elle donne la ressource nécessaire pour sortir d’une situation dangereuse, ou permet de rentrer rapidement en cas de soucis (ou d’orage par exemple). Un bateau bien motorisé, c’est aussi un bateau bien monté, c’està-dire bien réglé. La question ne se pose pas tellement avec un 8 ch (du moment que vous respectez la longueur d’arbre préconisée!) mais à partir des puissances intermédiaires (30/50 ch) votre moteur doit être positionné à la bonne hauteur sur la coque. Un bon professionnel doit le faire sérieusement au moment du montage.

Du côté des hélices

Enfin, l’hélice est un élément majeur de votre motorisation. Elle peut faire varier sensiblement les performances de votre bateau. Une hélice trop grosse vous empêchera de déjauger correctement, et votre moteur n’atteindra pas les tours maximum pour lesquels il est prévu. À l’inverse, une hélice trop petite vous fera déjauger rapidement mais fera monter votre moteur dans les tours sans atteindre la vitesse maximale possible. Selon la forme de votre coque et son poids, des essais sont très souvent nécessaires pour trouver le bon pas (son diamètre) ! Il n’y a pas de règles fixes en matière de bateau. Le plaisir de naviguer et l’envie de performance viennent vite fausser l’analyse logique de nos besoins en pêche. La vitesse en bateau est grisante et addictive ; le facteur plaisir s’ajoute donc aux besoins rationnels… Quand on achète son premier bateau, si on voit trop petit, on est vite frustré et on a rapidement envie d’aller plus vite et plus loin. Prenez cela en compte dans l’achat de votre moteur !

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